Thursday, January 24, 2008




Amis du Congo, chers compatriotes,

J'ai suivi tous les travaux de la conférence de Goma et je sais par quelles tractations la signature de cessez-le feu a été arraché aux béligérants de nos régions en fin de semaine. Elle fut arrachée aussi à Kagamé en route vers Kigali. Sur le terrain, le peuple était chauffé à vif et la haine de l'autre était à son plus haut niveau. Il a fallu un déclencheur pour faucher les coupables. Tous étaient coupables. De ce côté-là, il arrive qu'on ait cette impression que nos compatriotes pensent que nous sommes si éloignés que nous ne pouvons d'aucune manière maîtriser les enjeux sur le terrain. C'est mal connaitre comment le monde et les enjeux mondiaux fonctionnent actuellement. Aujourd'hui, n'est plus le temps de tourner autour du pot, j'arrive au constat que chaque fois j'ai été plus loin dans la compréhension des enjeux, aussitôt je voyais ceux qui étaient assis face-à-face à discuter sur la réalité qui prévaut au pays...marcher lontemps sur place. Je n'ai jamais quitté ce continent et plus particulièrement ce pays, le mien que je visite chaque nuit.

J'ai assisté à la conférence d'hier à Montréal concernant l'Afrique des grands lacs: les défis de la société civile. Comment dirais-je, déçu par ce spectacle où on évite d'accuser et identifier les coupables...diplomatiquement, j'espère, qu'ils seront invités à plus d'humanitié mais nous savons déjà d'avance que l'argent n'a pas de coeur. Un rendez-vous à moitié manqué quand en plus on a des alliés disposés à prendre le relais. D'une part, on reconnait les pratiques inadmissibles, qui privent le peuple des moyens de ses richesses; ces sociétés coupables sont évoquées par une pudeur consommée, elles sont aussi condamnés par des associations canadiennes et autres firmes étrangères, de l'autre côté, on tente de convaincre que les choses sont sous contrôle. C'est nous prendre pour des poires et refuser de prendre nos responsabilités. Que gagne les congolais dans les revisitations, relectures, revisions... comme si les seules revisions ne suffiraient pas pour ensuite passer à l'étape de reéquilibrage des droits, restituant le manque à gagner perdu dans le flou artisitique installé par le plus fort!

La préoccupation qui m'habite depuis déjà quelques années, plus précisément depuis la folie de Nkunda et son compère Mutebusi à Bukavu, j'ai allerté en donnant selon mes analyses, la chronologie des opérations... notamment le retranchement stratégique, l'occupation et ensuite l'érection d'une enclave, et éventuellement la demande de scission proprement dite du territoire retranché, pour annexion au Rwanda. Nous avons assisté à toutes ces étapes. À l'origine c'était Minembwe, moins riche que le Masisi. Quand on décortique les conflits internes de cette communauté car il est question de carte tribale, la branche militaire au Nord de Goma dans les Masisi, d'où nous indentifions la présence de longue date des éxilés de 1959 a marqué des points, ce fait de guerre qui la positionne comme force...pendant que les tenants de Minembwe plient. Pas pour longtemps hélas. Autant alors consolider les forces... c'est ce que Ruberwa joue quand il annonçait la guerre qui ne sera pas gagnée. C'était évident pour toutes les failles qu'on connait. On ne saura peut-être pas qui a trahi nos hommes en uniformes pour se faire massacrer... L'essentiel du jeu d'échec est dans les opérations. Je cède une tour pour mieux coincer le roi. Ce sont les échecs... qui joue aux échecs parmi ces hommes?
La communauté tutsi, manipulée depuis l'époque coloniale jusqu'à nos jours a cru à la version du colon. Il est plus intelligent, plus fiable, plus apte à gouverner etc...
Toutes ces prétentions ont alimenté un mépris chez beaucoup qui ont sans doute pris soin d'oublier le chemin d'hospitalité qu'ils ont parcouru en territoire Zaïrois et Congolais qui les a adopté d'office comme frères et soeurs à part entière...donnant à d'autres un tremplin vers occident. Les hositlités d'hier ont montré ce que les uns pensaient des autres et c'est bien ainsi.
La réalité c'est que dès la prise du pouvoir au Rwanda par les exilés d'hier en marge des massacres calculés qui ont meublé cette marche maccabre vers le pouvoir, le congolais fut oublié dans ce même chapitre des massacres exportés sur son territoire, lui même s'est oublié et il est plus ou moins banni d'avoir hébergé des criminels qu'il n'a pas invité. Ce n'est pas le fruit d'un hasard si les congolais se font refuser des visas vers l'occident plus que n'importe quel autre ressortissant. C'était le cas hier pour ceux qui devaient conférer à Montréal cette semaine. D'une guerre armée à la guerre diplomatique, nous n'avons pas fini de signer des cessez-le feu pour restituer à notre peuple sa dignité bafouée.
Maintenant que le tutsi a usé de toutes les ruses pour s'identifier comme peuple en danger, tous les droits ou presque leur sont acquis. C'est se moquer de l'histroire du monde quand on connait la version authentique des évènements.
Le constat de mes analyses n'exclue pas un autre massacre, fait qui s'inscrit dans la génèse de l'histoire rwandaise faite des massacres, haine générationnelle, rancunes et mensonges qui ont offert un spectacle des plus sales et des plus dégradant dont est capable l'être humain. Dès que les tutsis n'auront plus le contrôle du pouvoir au Rwanda, leurs atrocités d'aujourd'hui leur seront servi en double par leurs opprimés d'hier. Pour conserver ce pouvoir, ils n'auront pas le choix d'user des méthodes peu recommandables comme l'arbitraire qui est déjà décrié aujourd'hui. Esperons que la conférence de Goma ait servi à éloigner ce démon de la vengeance.

C'est ici où je vais en venir. LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE N'EST PAS DUPE SUR TOUT CE QUI S'EST RÉELLEMENT PASSÉ AU RWANDA ENTRE 1990 À 1994. ELLE A DONC INTÉRÊT À CONSOLIDER CE MENSONGE ET AU BESOIN LUI TROUVER UN PAYS. ELLE SAIT QUE LE POUVOIR TUTSI TOMBERA ET CE MOMENT SERA GRAVE, TRÈS GRAVE. Cest ainsi que le schéma de trouver une enclave, jadis pour mettre à l'abri ces tutsi victimisés...et dans l'éventualité POUR Les dupes, l'annexion au Rwanda. UN FAIT À RETENIR. Les calculs ont changé en cours de route car on ne peut convertir des concessions minières en camps pour réfugiés... sur le territoire d'un géant qui n'a pas d'autre choix que de grandir. Grandir en puissance et en influence est une notion qui parfois échappe à beaucoup. Si nous avons l'air de marcher sur place, c'est parce que nous désertons les tables où nous pouvons clairement imprimer notre influence. Beaucoup seront appelés demain à montrer leurs mines dont les ressources sont côté en bourses. Que fait-on quand la mine en question est virtuelle? Fin de parenthèse.
La formule la plus efficace donc, consiste dans le sens des opérations, de soustraire au gouvernement hôte ses prérogatives et juridictions pendant toute la durée de l'établissement de LA ZONE TAMPON. Quelle superficie et pendant quelle durée, on ne sait pas... dit-on qu'aucune activité économique, aucune construction permanente ne doit s'opérer dans ce territoire? L'enclave circonscrite peut devenir n'importe quoi à partir du moment où l'isolement effective la met sous juridiction de la communauté internationale... ce qu'il faut absolument éviter.

CETTE PAIX RELATIVE NE L'EST DONC QUE POUR UNE PETITE PARTIE DE LA POPULATION, ET MALHEUREUSEMENT, IL S'AGIT DE CELLE QUI SE DÉSOLIDARISE DU POUVOIR ÉTABLI. Je m'explique, dès qu'un État est mis en situation de renégocier l'application du droit sur son territoire ou une partie, ces institutions ne sont pas en paix. Entre temps, il a été promis de rehabiliter ces entités meurtries, ce qui les rendra plus viables au plan humain, bien avant les autres secteurs de la république et aiguisant ainsi d'autres appétits...d'autres ressentiments. Faire la guerre pour se faire indemniser... sera une mauvaise lecture pour les plus bêtes et Dieu sait que nous en avons sur ce territoire béni des dieux.

En l'absence d'interlocuteur crédible pour faire face au gouvernement congolais, répondre du refus d'obéir aux lois de la république, la communauté internationale vient donc de s'établir comme la porte d'entrée et de sortie, la frontière entre les communautés des nord et sud kivu( entendons les tutsi et le reste du peuple congolais). Ce n'est pas aujourd'hui que nous allons questionner la crédibilité de cette organisation qui opère désormais comme une mafia dont les conflits d'intérêts l'empêchent de faire exclusivement le travail lui assigné, en l'occurence, celui d'agent pour la paix.
En façade, le geste obtenu est beau et même salué... Le rappel ne doit pas attendre. Le pouvoir de l'état congolais doit demeurer effectif et sur la zone tampon autant que sur les enclaves occupées par tous les insurgés.
Plus que jamais, nous nous sentons ce devoir de limiter son champ d'action tel que d'autres nations puissantes l'ont fait. Cette entité des nations-unies, a fait très souvent preuve de partialité envers le continent noir et il est temps aujourd'hui de dire clairement que les ententes obsures visant à isoler une partie du territoire congolais sont désormais dévoilés. Nous exigerons la même promptitude pour désarmer les réfugiés armés en liberté chez nous. C'est cette seule logique qui prouvera que la mission d'acompagnement tient à boucler la question d'insécurité et libérer toutes les issues ouvrant au développement de notre pays.
Nous serons disposés en tout temps pour accompagner le gouvernement dans toutes ses démarches et ambitions pour prendre toutes ses précautions et mettre un frein dès le premier instant où l'application de sa juridiction se touvera affectée par quelque acte que ce soit par la mission d'accompagnement en place chez nous d'aujourd'hui et demain.

Merci de faire large diffusion et au besoin, enrichir ce processus d'analyse.

Fraternellement Chryso

Wednesday, January 23, 2008

LE DEVOIR

Un bon gars, le Canada?

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Édition du samedi 19 et du dimanche 20 janvier 2008
Mots clés : Afrique du sud (Pays), mines, Tiers-Monde, Pérou (pays),Canada (Pays)

Nos sociétés minières creusent le Tiers-Monde pour son or, ses diamants et son cuivre.
Le font-elles de façon responsable?

Les Canadiens aiment bien se bercer de la bonne réputation du Canada sur la scène internationale. Ont-ils toujours raison de le faire? En Afrique, cela revient à faire l'autruche devant la montagne d'allégations incriminantes pesant sur les compagnies minières canadiennes, qui creusent le continent pour son or, ses diamants, son cobalt et son cuivre... Portrait d'une situation qui écorche notre image de «bon gars». Le prix de l'or touchant des sommets ces derniers temps et celui du cuivre ayant quadruplé depuis 2000, on serait en droit de penser qued ans le lointain Congo-Kinshasa, dont le sous-sol regorge d'une richesse minière inouïe, le commun des Congolais en tire quelques bénéfices sociaux et que son gouvernement, malgré la corruption qui le grève, est un tant soit peu en mesure d'améliorer les services à la population. D'autant que les compagnies minières qui s'y activent sont de gentilles et généreuses entreprises enveloppées dans le drapeau canadien de la conscience sociale, de l'aide au développement et de la lutte contre la pauvreté.
Pas si sûr. En fait, nulle part ailleurs qu'en Afrique peut-être n'est autant égratignée notre fameuse réputation. La liste est très longue des ONG et des experts onusiens qui s'époumonent depuis une dizaine d'années à dénoncer cette mystification en particulier et le manque de responsabilité sociale en général dont font preuve des multinationales étrangères faisant des affaires sur le continent africain: HumanRights Watch, Entraide missionnaire, Mining Watch, Partenariat Afrique Canada, Rights and Accountability in Development, Halifax Initiative... «Des sociétés canadiennes, épaulées par notre gouvernement, affligent l'Afrique tandis que se poursuivent chez nous, loin des violences, les discours lénifiants dont nous nous délectons à notre propre sujet.»
Propos mordants d'Alain Deneault, animateur du Collectif Ressources d'Afrique, qui fera paraître en avril prochain, chez Écosociété, un brûlot intitulé Noir Canada.
Illustration probante: l'est de la République démocratique du Congo(RDC), une région grande comme l'Europe occidentale, théâtre à partir de 1996 de ce qu'on a baptisé la «Première Grande Guerre africaine»(quatre millions de morts en cinq ans), ouverte avec le renversement du dictateur zaïrois Mobutu Sese Seko. Deneault et bien d'autres s'en prennent au réflexe que nous avons de réduire le conflit qui perdure dans les Grands Lacs, s'articulant autour du «pillage» à grande échelle des ressources naturelles, à des affrontements ethniques et africo-africains n'ayant jamais engagé que la RDC, le Rwanda et l'Ouganda, «comme si la crise n'était point l'oeuvre, en très grande partie, de sociétés minières et pétrolières occidentales, majoritairement canadiennes, qui plus est». Il est important, plaide-t-il, que les Canadiens soient mis au parfum «des crimes de guerre commis en leur nom»: après tout, ne les financent-ils pas par l'entremise de leurs REER, de leurs portefeuilles d'actions et de leurs cotisations aux fonds de retraite? Par exemple, le Régime de pension du Canada avait investi en Bourse, au 31 mars 2006, quatre millions de dollars dans la société canado-australienne Anvil Mining, qui exploite notamment une importante mine de cuivre et d'argent à Dikulushi, dans le sud-est de la RDC, près de la frontière zambienne.
Anvil, qui a ses pénates à Montréal, avait été mêlée à une sale affaire deux ans plus tôt, en octobre 2004, en fournissant aux forces armées congolaises le soutien logistique (avions, camions, vivres) nécessaire pour mater une rébellion. Une mission de l'ONU avait ensuite établi que, grâce à ces ressources, des violations des droits de la personne avaient été commises par l'armée. Anvil a toujours protesté de son innocence, affirmant qu'elle avait obéi à un ordre militaire de réquisition.

Bradage

Plus largement, on reproche à des entreprises canadiennes comme Anvil,AMFI, Emaxon, First Quantum Mining (FQM), Kinross, Lundin et BarrickGold, ainsi qu'à la pétrolière de Calgary Heritage Oil, d'avoir en sous-main tiré des ficelles politiques et financières en RDC, à partir du milieu des années 1990, au moment où Mobutu -- qui aura du reste eu le temps d'accumuler une fortune évaluée à 40 milliards à sa mort, en1997 -- commence à être lâché par ses alliés occidentaux, les États-Unis en tête. Ces sociétés investissent alors le pays et soutiennent la rébellion de Laurent-Désiré Kabila contre le vieux dictateur en échange de «contrats abusifs» qui leur procurent des monopoles miniers formidables dans la boîte de Pandore que devient l'Est congolais, avec, à la clé, une montée en flèche de la valeur de leurs titres cotés en Bourse au Canada -- au grand bonheur des actionnaires.«En un temps record, résume Deneault, le Congo que pillait si allègrement Mobutu deviendra un creuset ouvert désormais à quiconque aura la force d'occuper l'espace.» Dans la foulée, dit-il, s'étiole le peu de revenus fiscaux que l'État distribuait encore aux Congolais. Le chaos de ces années de guerre et de déliquescence étatique donne lieu, en effet, à un bradage phénoménal du patrimoine minier national, pour le plus grand bénéfice des multinationales. Certains évaluent que les Congolais sortent aujourd'hui de cet enfer privés de 70 % de leur richesse minière. Ont été carrément bradés, dans le processus, les meilleurs gisements de la Gécamines, la société d'État congolaise qui fut longtemps l'épine dorsale de l'économie nationale. Le pays est devenu un «libre-service où se croisent des réseaux mafieux de toutes origines», déplore la grande spécialiste belge Colette Braekman, dans Le Troisième Pillage du Congo. Abondent les cas documentés de ce «vol institutionnalisé». C'est ainsi que, par exemple, le Congo serait privé de la moitié de ses revenus diamantaires à la suite de la conclusion d'une entente au rabais conclue entre la MIBA, une autre société d'État, et Emaxon. Les«creuseurs artisanaux» obtenaient, en 2005, entre 26 et 27 $ le carat; la MIBA ne toucherait d'Emaxon que la moitié de ce montant. Le jeune Joseph Kabila, qui prend le relais à la présidence congolaise de son père tué dans un attentat en janvier 2001, puis qui remporte en 2006 les premières élections libres à se tenir dans le pays en plus de40 ans, poursuivra pour l'essentiel la même politique. Un accablant rapport d'experts de l'ONU publié en 2002 enfonce le clou en éclairant les collusions douteuses auxquelles se sont livrées certaines minières en contrepartie de l'obtention de droits. Cinq compagnies canadiennessont pointées, parmi d'autres, dans le gênant rapport du Groupe d'experts sur l'exploitation illégale des ressources naturelles et autres formes de richesses en RDC, qui les a accusées de violer les règles d'éthique de l'Organisation de coopération et de développementéconomiques (OCDE) en matière de transparence et de droits humains. Elles nieront toute irrégularité. Les experts pointent notamment FMQ pour avoir versé une somme de 100 millions de dollars à des ministres congolais.

Laisser-faire

Le rapport onusien recommandait aussi que les gouvernements où sontbasées les compagnies «assument leur part de responsabilité». L'horizon serait en effet moins désespérant pour les Congolais, estime Denis Tougas, d'Entraide missionnaire, si le gouvernement canadien,devant la somme impressionnante d'allégations, ne continuait pas de ne s'en tenir qu'à des mesures «volontaires» et «incitatives». D'autant que la présence canadienne se fait partout sentir dansl'opaque industrie minière mondiale. À l'échelle de la planète, plus d'une compagnie minière sur deux serait au moins en partie canadienne. En 2003, 53 % des entreprises minières actives en Afrique étaient canadiennes. Elles sont présentes en Zambie, au Botswana, en Guinée,au Niger, en Tanzanie, au Zimbabwe, au Mali, en Angola... Ensuite, 60% de l'ensemble des sociétés minières sont enregistrées à la Bourse deToronto, une place boursière dont les détracteurs n'ont de cesse de dénoncer la permissivité.Permissivité? Cette Bourse abrite plus de 1000 sociétés minières de partout dans le monde, ce qui en a fait leur capitale financière, mais aussi, disent les critiques, un paradis de la spéculation et une couverture judiciaire, avec le soutien politique et diplomatique d'Ottawa. À l'une ou l'autre des entreprises mises en cause, ont apporté leur contribution, à titre notamment de conseiller spécial, les anciens premiers ministres Joe Clark, Brian Mulroney et Jean Chrétien.
Contrairement à ce qui se fait à New York, on n'obligerait pas àToronto les sociétés brassant des milliards à faire une distinction claire entre leurs ressources potentielles et les réserves avérées. Concrètement, cela donne lieu à un flou: des concessions minières peuvent demeurer longtemps inexploitées pendant que les compagnies qui en ont obtenu les droits verront la valeur de leurs actions continuer de grimper. L'une des urgences, estiment les défenseurs des droits de la personne, est de mettre les populations à l'abri de l'arbitraire des cours financiers, afin d'éviter que la convoitise ne transforme un gisement prometteur en zone de conflits et en accélérateur d'appauvrissement social. D'où ce jeu de mots entendu par M. Tougas quand il était au Congo-Kinshasa en novembre dernier: «Les propriétaires de minières sont moins des travailleurs de brousse que des opérateurs en Bourse.» De tous ces procès, le vice-président d'Anvil, Robert LaVallière, n'a cure. «Nos activités sont apolitiques.» L'industrie minière ne mérite pas, dit-il, la sale réputation que lui font des médias et des ONG.
«Nous payons 30 % d'impôt, des redevances de 2 %; 10 % des profits nets de notre mine de Dikulushi vont aux communautés locales. Nous construisons des écoles, des cliniques, des routes... »Du reste, affirme-t-il, il ne faut pas mettre toutes les minières dans le même sac. Il assure que la «gouvernance» des entreprises en général et celle d'Anvil en particulier s'améliorent en matière de responsabilité sociale et de développement durable. Occulte, le monde minier? Il en récuse l'idée: «Les sociétés cotées en Bourse, que ce soit à Toronto, à Londres ou en Australie, sont tenues à des exigences de transparence.»

Tuesday, January 22, 2008

Elle a dit, Mars peut attendre


Un message sur mon répondeur disait; je viens de lire un passage tiré de ton entrevue et cela me fait penser à ta proposition... http://www.congokulture.net/article.php?id_art=223
En résumé, j'ai pesté sur la stupidité, l'orgueil et le manque absolu d'altruisme du monde riche et dans mes rêveries, j'ai affirmé qu'il est possible avec peu de moyens de commencer à trouver les solutions adéquates aux problèmes que posent notre planète, à savoir qu'un moment donné, nous ne pourrons plus nous satisfaire de ce qu'il lui reste à nous offrir. Tout en considérant que la minorité enveloppée dans l'oppulence continue à gaspiller ces ressources pourtant reconnus par les plus imbéciles parmi nous qu'ils devront tarir. Et cette voie admirative qui continue... En effet, Mars peut attendre... Dans l'élan de mes précédentes réflections, Mars était loin, trop loin aussi bien dans la réalité que dans mes préoccupations et des options qui comptent quant à ce que j'aurai pu penser face à la misère du monde. C'est aussi à ce carrefour que réside la magie des rencontres. Comment dire? C'est le raccourci d'un cerveau intelligent qui commande l'index, lquel pointe le tas... de merde avant que l'idiot ne mette ces gros pieds dedans. Il a regardé le doigt. Trop tard. Je ne l'aurai jamais dit aussi correctement. Oui, sans doute, Mars peut attendre.
Le problème avec la souffrance, c'est qu'elle ne prend pas congé, elle détruit chaque seconde d'espoir, elle récupère chaque minute de patience qu'on lui vole et la multiplie pour allourdir la douleur de ceux qui sont terrassés par le mal.

Et pourtant, l'exploit consistait à redonner à boire à ceux qui n'ont plus accès aux sources d'eau potable, ce qui aux yeux de ces savants parait si insignifiant quand bien même, ce maigre geste constitue le début de la solution globale. .

Avons-nous le droit d'être furieux? C'est justement à ce moment là que je met tout le monde dans la même boîte et je traite de noms primaires. Bande d'imbéciles, avez-vous pensé que ces gros cailloux qui vous obnibulent à des milliards de kilomètres auraient tari dans le même processus qui risque de se reproduire sur terre? Et si Mars était désormais vide de l'intérieur ce qui lui donne cette face sinistre où l'absence de possibilité est criante. Avez-vous analysé les marges d'échecs et les limites de vos délires? Je n'ai rien contre la science, mais quand elle met en sourdine les urgences immédiates, elle me gave et cela je n'aime pas. Enfermez-moi quelques uns ! Ou si vous préferez, donnez-moi de la place et quelques visionnaires, et nous vous offrirons une renovation à cette terre.
Laissons ces scientifiques de côté un instant et regardons les choses sous leur plus simple expression. La terre a en son sein une boule de feu comme on peut le supposer, l'essentiel des planètes et cette réalité s'est manifesté pour nous rendre compte de toutes possibilités. Volcan par ci, volcan éteint par là que ce soit sur terre ou sur d'autres planètes. Cela surprendrait que la Lune en ait du feu en elle, elle a l'air si conne pour porter du feu. Affirmation gratuite sans doute et de surcroît sexiste. Combien êtes-vous à être honnêtes et courageux pour assurer vos travers? Chaque chose a sa place, même le sexisme, la stupidité et l'absence de conscience envers le danger. Nous vivons donc sur une gigantesque bombe et nous nous en accomodons tant bien que mal.
Ces dernières années et avec quelques exagérations qui se rapportent à l'élite scientifique, nous adhérons silencieusement mais sûrement à des absurdités supposant la vie de l'homme possible sur Mars. Ce qui encourage à plus d'abbérations par ceux qui espèrent accomplir le saut salutaire vers d'autres lieux dès que la terre ne sera plus viable. L'illusion est belle, disons même poétique mais les limites de l'homme sont assez documentées pour mesurer le temps perdu.
Accordons-leur de penser que c'est possible. Difficile de se défaire des scientifiques et c'est pour cela que nous devons construire et donner place à un dialogue avec eux. Il est important que nous nous posions des questions réalistes pour mieux aborder clairement les enjeux. Comment peut-on supposer que c'est après s'être déshumanisé que l'homme sera capable d'affronter les forces de la nature et l'immensité sans repères du cosmos.
Je crois au contraire qu'il devra comprendre et reapprendre à partager ce qui a complété tout au long de son séjour sur terre et ce n'est qu'avec cette richesse qu'elle peut compter. S'il apparaît à la lumière de ces axploîts quelques lueurs de connaissance, cela ne devrait pas nous empêcher de constater que l'homme regresse sur le plan essentiel de son essence, son humanité ...
Quand les plus brillants et les plus impressionnants de nos membres peuvent croire que la Lune est plus proche d'eux que Goma, ou Tombouctou; ils nous offrent aussi à penser que par eux le cataclysme viendra. Ils peuvent construire des autoroutes sous la mer, ce qui est fascinant, mais ils ne peuvent offrir des points d'eau aux sinistrés du Sahel pour que ces derniers n'aillent pas mourrir dans l'océan à la poursuite d'un rêve...utopique plus souvent, celui d'une petite vie dont la décence se limite à balayer les rues des riches trotoirs tout en essuyant leur mépris.
Mon aller-simple sur la lune est vraiment emballant mais je le subordonne volontiers au nombre de vies humaines que ce luxe peut sauver. J'ai vu des femmes qui passent leur vie entière à creuser et transporter du sable, cette réalité des gens qui sur terre, pas si loin de chez nous vivant dans un quotidien hostile m'ont à cet instant précis fait penser à Mars. Si ces pauvres gens connaissaient Mars, ils diraient comme l'amie de mon répondeur...à nos amis scientifiques que Mars peut attendre.
Pour comprendre Mars, nous vous invitons de venir tester vos expériences chez nous... tout simplement. Qui sait, peut-être que cela vous aidera à mieux aborder plus dangereux encore, penser autrement, éveiller votre regard sur le monde, sur ces réelles possibilités.
Véritablement humaines...

Vous revez vraiment à la possibilité de vivre sur la lune, sur mars? Soyons sérieux ! Vous avez une liste d'invités sans doute... Commencez par faire couler de l'eau de nos désert, dans vos esprits désertiques...

Aux dernières révélations, un volcan existe selon les récentes découvertes sous l'Antactique. Est-ce un avantage ou un inconvenient si l'endroit supposé se trouve sous le niveau de la mer? Toutes suppositions sont permises. En attendant que l'hémisphère entre en ébullition et que le restant de la planète chauffe, nous avons tous les avantages d'essayer de rafraichir cette planète, la seule où nous sommes certains de pouvoir vivre solidairement... à suivre...

Monday, January 21, 2008

http://www.congokulture.net/article.php?id_art=223

Thursday, January 17, 2008

http://www.youtube.com/watch?v=JGnGFaJqmzU&feature=related

Aujourd'hui est un jour de mémoire, un jour pour regarder le présent avec objectivité et lucidité en se demandant si nos propres dirigeants ne sont pas pires que les colons, si nous ne sommes restés traumatisé par ces histoires d'horreurs qui n'ont cessé de se répeter sur nos peuples.

Je crois qu'éviter de constater que peu de chose ont changé depuis l'accession de notre pays à l'indépendande, c'est faire acte de lâcheté et de manque de perspective. C'est donc depuis la colonisation que nous dénonçons le pillage de notre pays et qu'avons nous fait pour mettre fin à ce fléau? C'est depuis cette même période que nous constatons des lacunes dans la gestion de la chose publique et de conclure... que c'est parce que les successeurs de Lumumba n'ont vraiment jamais été aux commandes de la destiné de ce beau pays. Il est là le constat brutal et il faut absolument essayer de prouver le contraire.

Le père de la notion congolaise ne serait franchement ps content pour quoi que ce soit que nous ayions réalisé.

LE DISCOURS DE PATRICE LUMUMBA OU POURQUOI IL A ETE TUE

(Continent Premier Janvier 2008)

Ce discours célèbre a été tenu le jour de l’indépendance du Congo (RDC) devant le roi des belges, Léopold II. Il est célèbre parce que Lumumba a dit clairement et sans détour ce qui s’est réellement passé sous la colonisation que l’on ne pouvait passer sous silence. Il a signifié que leur indépendance a été acquise avec la lutte et non octroyée comme on voulait le faire croire. Il ne voulait plus d’une relation avec les ex colons où on efface tout et on continue comme si de rien n’était. Ce discours a scellé son destin implacable que seuls les grands esprits possèdent.

« A vous tous, mes amis qui avez lutté sans relâche à nos côtés, je vous demande de faire de ce 30 juin 1960 une date illustre que vous garderez ineffaçablement gravée dans vos cours, une date dont vous enseignerez avec fierté la signification à vos enfants, pour que ceux-ci à leur tour fassent connaître à leurs fils et à leurs petits-fils l’histoire glorieuse de notre lutte pour la liberté .Car cette indépendance du Congo, si elle est proclamée aujourd’hui dans l’entente avec la Belgique, pays ami avec qui nous traitons d’égal à égal, nul Congolais digne de ce nom ne pourra jamais oublier cependant que c’est par la lutte qu’elle a été conquise, une lutte de tous les jours, une lutte ardente et idéaliste, une lutte dans laquelle nous n’avons ménagé ni nos forces, ni nos privations, ni nos souffrances, ni notre sang . C’est une lutte qui fut de larmes, de feu et de sang, nous en sommes fiers jusqu’au plus profond de nous-mêmes, car ce fut une lutte noble et juste, une lutte indispensable pour mettre fin à l’humiliant esclavage, qui nous était imposé par la force .Ce que fut notre sort en 80 ans de régime colonialiste, nos blessures sont trop fraîches et trop douloureuses encore pour que nous puissions les chasser de notre mémoire.Nous avons connu le travail harassant exigé en échange de salaires qui ne nous permettaient ni de manger à notre faim, ni de nous vêtir ou de nous loger décemment, ni d’élever nos enfants comme des êtres chers. Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des nègres. Qui oubliera qu’à un noir on disait « Tu », non certes comme à un ami, mais parce que le « Vous » honorable était réservé aux seuls blancs ?Nous avons connu nos terres spoliées au nom des textes prétendument légaux, qui ne faisaient que reconnaître le droit du plus fort, nous avons connu que la loi n’était jamais la même, selon qu’il s’agissait d’un blanc ou d’un noir, accommodante pour les uns, cruelle et inhumaine pour les autres. Nous avons connu les souffrances atroces des relégués pour opinions politiques ou, croyances religieuses : exilés dans leur propre patrie, leur sort était vraiment pire que la mort même. Nous avons connu qu’il y avait dans les villes des maisons magnifiques pour les blancs et des paillotes croulantes pour les noirs : qu’un noir n’était admis ni dans les cinémas, ni dans les restaurants, ni dans les magasins dits européens, qu’un noir voyageait à même la coque des péniches au pied du blanc dans sa cabine de luxe.Qui oubliera, enfin, les fusillades où périrent tant de nos frères, ou les cachots où furent brutalement jetés ceux qui ne voulaient pas se soumettre à un régime d’injustice ?
Tout cela, mes frères, nous en avons profondément souffert, mais tout cela aussi, nous, que le vote de vos représentants élus a agréés pour diriger notre cher pays, nous qui avons souffert dans notre corps et dans notre coeur de l’oppression colonialiste, nous vous le disons, tout cela est désormais fini.
La République du Congo a été proclamée et notre cher pays est maintenant entre les mains de ses propres enfants (.) »

SOURCE : http://www.africa.africa-web.org/spip.php?article132

Wednesday, January 16, 2008

Chronologie



Le Temps sombre sur les grands lacs africains




  • 1990: Début des hostilités ... guerre du Rwanda contre le FPR
  • 1994: Attentat contre l'avion d'Habyarima, le chaos et début des massacres

• 1994: la victoire du Front patriotique au Rwanda après le génocide tutsi provoque des arrivées massives de réfugiés hutus au Kivu. Beaucoup sont massacrés par une opération de nettoyage dirigée contre les hutus par le FPR en RDC.

• Mai 1997: les troupes de Laurent-Désiré Kabila, appuyées par le Rwanda, l'Ouganda et le Burundi entrent à Kinshasa. Kabila s'autoproclame président de la RDC.

• Juillet 1998: Kabila rompt ses alliances avec ses voisins. Sept Etats vont entrer en conflit avec la RDC.

• Janvier 2001: Kabila assassiné.

• 2002: retrait des troupes étrangères. Sont-elles toutes parties? Non.

• Octobre 2006: premières élections démocratiques. Joseph Kabila élu président.

• 6 janvier 2008: la conférence pour la paix dans le Kivu débute.

Sunday, January 13, 2008

Le baton d'ISHANGO : la première calculatrice à la main

Le baton d'ISHANGO : la première calculatrice à la main

Friday, January 11, 2008


Conférence pour la paix à Goma…veillée mortuaire



Les regards de la communauté internationale sont rivés sur la ville de Goma où se déroule la conférence pour la Paix, la sécurité et le développement des provinces du Nord Kivu et du Sud Kivu. Que puisse tous ses yeux rivés sur nos populations meurtries garder en éveil leur lucidité et leur patience…je souhaite qu’ils attendent exactement la même chose que le peuple congolais, qu'ils participent véritablement pour que cette PAIX SOIT VÉRITABLE POUR LE PEUPLE CONGOLAIS DANS LES LIMITES DE SES FRONTIÈRES.
Amen. C’est la seule manière qu’ils peuvent accompagner les aspirations de ce peuple fatigué de souffrir
What....amen man? Some times we have to pray and I know, over there, all THAT my people have is pray. Tout ce qui leur reste, c’est la prière car ils ont l’impression que le monde entier les a abandonné. Ce constat est vrai mais il n’empêche pas l’espoir.
Ces deux provinces qualifiées à juste titre de l’un des coins les plus beaux de la planète, grâce à ses grands lacs, ses collines verdoyantes tout au long de l’année, ses montagnes et sa faune éblouissante, ses volcans éteints et actifs, son sol favorable à toutes les cultures et son sous-sol qui regorge des richesses minérales de toute sorte, sont le théâtre des violences larvées à caractère (supposément )ethnique depuis plusieurs décennies, principalement dans les territoires de Masisi et de Rutshuru. Pour comprendre ces conflits, il faut certes un minimum d’honnêteté intellectuelle et de sens historique en commençant par suivre le chemin des armes et des minerais les plus demandés aujourd’hui, notamment le colombo tantalite, dit coltan et autres bizarreries extrêmement sophistiqués destinés à la nanotechnologie. Bref, cette partie du monde est le réserve des minerais nécessaires à la conception d’œuvre de pointe et la réalisation de l’infiniment petit... allant des cœurs électroniques par exemple, à la compression de l'information sur des supports de plus en plus petits. On peut déjà prédire que cette technologie n’est pas destinée pour le pauvre africain… peut-être le sera t-elle dans cent ans. Il est patient l’Africain, il attendra. Comme il attend que son tour arrive pour vivre de ses richesses et de la fougue de sa jeunesse. J’interpelle pour cette occasion cette jeunesse pour lui rappeler que pendant la guerre les portes se ferment derrière nous et devant nous, il reste un compagnon, la peur de tuer ou d’être tué. C'est ce que j'imagine en regardant l'état dans lequel ces années de conflits ont laissé mon pays. Des ruines dans nos villes et dans nos coeurs. Et c’est rare que ces portes fermées s’ouvrent quand on s’entête l’arme au point pour imposer la peur à l’autre. C'est aussi pourquoi les guerriers ne vivent pas longtemps quand ils vivent pour faire aveuglement la guerre.
Est-il nécessaire de rappeler qu’on lui a imposé la guerre au Congolais, il n’a pas invité ceux qui lui font la guerre. On viole ses enfants et on massacre l’avenir de sa jeunesse et il attend en priant que l’humanité, croise un jour le cœur de ces envahisseurs. A-t-il au moins le droit d'être en colère? L'opinion internationale, si elle ignore ce qu'elle attend, nous allons le lui rappeler c'st que le reste de la société congolaise soit complètement furieux, en perte de repères comme ce fut au Rwanda. J'ai passé des années à analyser le temps qui a suffi pour rendre les rwandais cinglés jusqu'à se décapiter comme du bétail. L'intox l'a démontré... et seul le facteur temps compose avec le niveau de haine directe ou indirecte. J'estime dès lors qu'il est malhonnête ou inconscient de continuer à cacher le réel visage de l'architecture ce ces horreurs qui nous ont rejoint chez nous...et de plus, nous avons été témoins du ravage de ce feu de brousse savamment orchestré... par le chaos. Les congolais ne cederont pas au chaos quel que le moment que les archtectes choisiront pour commencer leur véritable chantier.

Ceci explique en même temps que les raisons de s'attaquer à l'intégrité de notre pays se videront de leurs substances dès que nous aurons soldé les prétextes des milices irrégulières.

C'est depuis Mobutu que nous avons compris cette équation et notre peuple doit apprendre à ne plus attendre... que ce soit la paix ou le bénéfice de ses richesses. Il doit prendre avec fierté ce qui lui revient et ne jamais oublier que …pour faire une omelette il faut casser des œufs. De guerre juste, peut-être qu'il est temps que nous recommencions à en envisager en les préparant. C'est ce que disaient les bâtisseurs de la République. Qui veut la paix, prépare la guerre. Cela a souvent empêché d'en faire et d'en subir. L'actualité, c'est que cette guerre a pris différentes facettes et même, nous perdons déjà la plus importante, celle économique dont nous détenons les sources. Voilà qu’il est question dans tous les mécanismes inventauriés, de nous mettre hors d’atteinte de nos moyens légitimes.

Dans nos moeurs il est dit que ....
Lorsque la maison du voisin brûle, il faut accourir pour éteindre le feu. Mais lorsqu’on balaye sa maison, on doit éviter aussi de jeter la saleté dans la cour du voisin. C’est la meilleure façon d’être certain qu’on peut compter sur la bonne volonté de ce dernier qui ne manquera pas de remarquer ces signes de courtoisie emprunt de respect.
Si le long règne du Maréchal Mobutu n’a pas été favorable en terme de croissance économique, et de partage, on doit toutefois s’accorder sur quelques beaux souvenirs et reconnaître que c’était un ère de la paix, sur toute l’étendue du pays, territoire de l’hospitalité sauf dans ces deux régions problématiques de l’heure où la cohabitation des ethnies a été caractérisée d’affrontements sanglants. Autant dire que les raisons de ces conflits sont connues de longues dates et malheureusement peu ou pas beaucoup de nos compatriotes ont compris à l'heure ce de quoi il a été question. Les visées et mobiles de ces conflits ont en tout temps été contraires aux lois de notre pays. Tant et aussi longtemps que nos frères tutsis qui se reconnaissent d’abord et avant tout comme rwandais ne reconnaîtront pas que l’ensemble du peuple congolais les a toujours compté dans l’ensemble, elle doit aujourd’hui aussi se réveiller devant ce constat et assumer devant l’histoire que c’est elle qui manoeuvre le frein à la paix et le développement de ce peuple avec lequel il a intérêt à fraterniser et à être fier. Ce n'est que par ce geste et ce regard lucide qu'elle comprendra la nécessité d'enterrer une fois pour toute la hache de guerre.

J’étais enfant et je me souviens comme si c’était hier que mon premier ami était tutsi et son nom est Buzizi Sesonga…s'il a porté un petit nom chrétien, je dois l'avoir oublié dans le courant qui a zaïrianisé tout le monde. Azarias Ruberwa, Laurent Nkunda, et tous les autres qui méprisent les congolais, portez-vous un vestige de la Zaïrianisation? Cette courte anecdote brille de simplicité et nous revèle beaucoup en même temps. Je suis parti d'une spontanéité de souvenir d’un nom d'ami d'enfance après plus de trente ans, et j’espère que personne dans cette conférence ne doutera de mon témoignage et que ce mot demande qu’on lui accorde une attention particulière. Salutations fraternelles à ce bonhomme où qu’il soit à travers le monde actuellement. S'il n'est plus en vie, que son âme repose en paix. Je ne dirai pas que sa famille était friande de cette proximité et qu’est-ce que je m’en foutais... Il n’a jamais mis le pied chez moi. J’ajouterai que mon premier amour était une grande belle fille qui se penchait pour m’embrasser, très grande en fait, vous comprenez. J'essaie d'éviter les nommenclatures tribalistes et j'epère que ce sera les dernières fois que je nommerai par tutsi, toutes ces belles personnes que j'ai aimé. C'est cela, je viens de le dire, je l’aimais et c’est tout ce qui comptait. Salut Gertrude où que tu sois ma belle amie et que la paix t'accompagne.
Et pour conclure ce chapitre, la mère de ma fille n’est plus, elle est décédée à Kigali après avoir été sauvée par les mains tendues des voisins à Goma au cours de la folie des hommes et la haine de l’autre en 1994. D’autres précisions ? Je ne suis pas une exception de la société congolaise pour affirmer que cette haine importée est maintenue artificiellement par les éléments connus au solde d’autres intérêts aussi connus et pour des plans qui sont déconnectés du besoin du peuple congolais de recouvrer la paix. Ils doivent et tout ce qu'ils méritent, c'est d'être identifiés.
C’est en pensant à tous ces enfants nés à l’extérieur du continent et qui cherchent leurs repères que je m'enferme dans la tristesse chaque fois que je lis la descente aux enfers programmée par les mêmes que j'ai aimé véritablement comme des frères et des soeurs.
La belle jeune fille née de cette rencontre avec la femme tutsi a vingt ans maintenant et elle a hâte de voir la terre de ses ancêtres. Je ne veux pas qu’elle soit tutsi ou quoi que ce soit de réducteur qui grefferai sur elle des histoires de haine, des histoires de peur et d’exclusion. Elle est dans ces propres termes d’abord fier d'être africaine et je salue cette vision inclusive qu’elle porte dans ses principes.
C’est un peu grâce à elle que je me suis attardé à cette Afrique multiple que nous avons tendance à confondre et peut être en ce sens, notre frère tutsi a passé beaucoup de temps à se vouloir si différent, qu'il a ignoré, ensuite renié son hôte d'hier, le frère et soeur congolais. Il l'a exprimé trop souvent jusqu'à lasser, avec moults détours que nous étions très différents, ce que nous avons peut-être refusé. Grand de taille, certes, mais jamais supérieur comme s'est leuré le colon. Ce qui est pitoyable, c'est que, c'est justement sous ces lunettes déformants du colonisateur que des petits insultes sont devenues des coups de canon. Le congolais ne sais pas feindre. L’a-t-il montré à son frère tutsi ? Certainement, car chaque fois que le premier a dit oui, le second a dit non. Une contradiction systématique entre frères qui se sont amusés à se narguer ? Ce n’est malheureusement plus que cela… c’est désormais des grands coups de griffes, ponctués des ôte-toi de là que je m’y mette pratiqués depuis l’hécatombe de 1994.
Comme inspiration, il fallait chercher ailleurs. Tous ceux qu'ont fui le Rwanda depuis 1959 ont pris la route vers le Congo, le réfuge. Qu'on ait au moins la noblesse de reconnaître ce fait.
Contrairement à cet acceuil, c’est la philosophie de la terre brûlée que pratique certaines personnalités dont l’influence est supposée contribuer à apaiser les esprits. Qu’ils soit vexés d’être nommés, je parle d’ Azarias Ruberwa, et d'autres, le porte étendard de cette négation du frère congolais. Aujourd'hui, beaucoup se découvrant fragilisés dans leur âme, ont crié à l'ingratitude et nos frères tutsi ont retorqué en criant à exclusion.

Le sophiste avocat pasteur soufflant chaud et froid et qu’il plaise de vous dévoiler au peuple et au monde, à ceux qui ignorent les visées de vos accusations lapidaires, vous qui êtes un homme intelligent, trahissez chaque jour ces frères et soeurs qui profiteraient à se rapprocher au lieu de se haïr. Vous avez ommis de lire une indice Monsieur...les peuples opprimés figurent parmi les plus pauvres de la société. Cette logique contredit toutes vos histoires colportés en occident pour crier au feu après que vous l'ayiez allumé. La communauté tutsi compte parmi les mieux nantis au prorata de la population congolaise, jusqu'à l'étranger par le simple fait du refus de ce groupe à se fondre dans l'ensemble congolaise. Les relations d'intérêts étant privilégiés aux rapports véritablement familiaux gardent ainsi soudés les liens des possédants tout en s'assurant de garder les non membre de l'etnie à l'écart du groupe. Le petit nombre fait le reste et il devient ainsi aisé de partager les influences, jusqu'à tout récemment et par le passé, l'expression non voilée des visions hégémoniques visant d'abord les terres et ensuite, la richesse cachée en dessous.

Nous cherchons la paix et si vous êtes celui par qui nous la perdons, sacrifiez-vous, et en homme de Dieu tel que vous osez vous présentez, vous ne perdrez rien à avouer vos mensonges et peser les conséquences de vos manoeuvres d'intoxications qui ont su plus que n'importe quelle intimidation faire peur à nos frères et soeurs tutsis. Mêmes procédés, mêmes résultats.

Les congolais sont avisés, ils doivent faire extrêment attention car personne n'est à l'abri de la folie de la colère. Personne. Le shéma ourdi pour sémer le chaos au Rwanda en 1990 est là pour nous instruire sur les dangers des extrêmismes.

Chaque fois que vous prenez langue à l’étranger, pour épouvanter la planète entière, vous salissez en même temps la mémoire du peuple congolais et quand vous niez toute légitimité à un gouvernement qui est supposé protéger tous les congolais, vous enfoncez cette peur dans les coeurs de tous ceux qui espèrent tout en encourageant ceux des vos complices de continuer les massacres. Vous êtes un instigateur de haine et c’est sous ce vocable que la conférence pour la paix en cours, devra éxiger votre mea culpa en regard à tous vos égarements et provocations. Comment peut-on pardonner si les plus grands des fautifs ne peuvent confesser leurs péchés?Comment peut-on vous faire confiance Monsieur Ruberwa quand le lendemain vous dites le contraire de ce que vous prêchiez la veille ? Répondez Monsieur le pasteur et si vous n’y arrivez pas, ce qui serait étonnant d'un sophiste, prière vous faire aider… il y a toute la salle remplie de samaritains et le Congo aimerait savoir quand est-ce que vous avez changé d'avis face à vos discours. Ils oublient vite et vous le savez, ils vous pardonneront vos aveux.
Le pays peut faillir à ses devoirs et si le gouvernement congolais que vous accusez faisait recours au massacre d’une frange de sa population, je suis prêt à parier que je ne verrai pas un fier congolais qui se reconnaîtrait dans aussi sale entreprise. Cela a été possible au Rwanda me dira-t-on mais jamais nous ne saurons, hélas, qui véritablement a été à l’origine de ces diaboliques programmes d’intoxication. Nous savons qui chez nous atise cette peur, ce mépris de l'autre, seul mécanisme pour injecter la terreur dans le coeur du peuple congolais. Toutes les sociétés du monde ont un jour et banni leurs traitres, envoyés d'autres à la potence et dans le cas d'espèce, il faut peut être rappeler que nous avons encore aujourd'hui des images fraiches qui nous parviennent où des jambes mutilés, des femmes éventrées, des jeunes filles mutilées... et parce que procès il y aura, ce que nous esperons tous, vous allez déjà trop vite en bésogne en absolvant d'office l'ignominie Monsieur l'avocat... Vous vous identifiez dès le premier de votre rebellion comme avocat des hors-la loi. Arrêterez-vous?

C'est étonnant comment votre pardon arrive abruptement quand le délit vous touche plus ou moins directement. Nous avons compris la nature de vos doléances et le détours autant que le but visé par vos insinuations... Allez-vous demander d'excuser les autres monstres qui courent dans nos campagnes depuis 1994, tuant, violant, saccageant des vies pour mieux s'implanter? Vous savez la réponse que le peuple congolais ne pliera plus pour vous faire plaisir et moins encore pour subir les moqueries, l'humiliation de l'impunité.

Dans ce même dossier sur l’insécurité qui règne dans l’est de notre pays, plusieurs s’accordent sur le fait que la mauvaise gestion des questions humanitaires des réfugiés Hutu rwandais qui se sont déversés en masse sur le territoire congolais, et leur rapatriement par les troupes des Forces Populaires Rwandaises de Paul Kagame, en lieu et place des systèmes appropriés des Nations Unies, en l’occurrence le HCR, et au mépris des conventions internationales sur les droits des réfugiés, a été à la base de l’insécurité et atrocités perpétrées par les groupes armées rwandaises responsables des tueries, de viols, des déportations, des vols dans les deux provinces.

Qu'en est-il des ONG internationales? Ils brillent dans l'Affairisme et sont souvent pointés du doigt de se servir de l’insécurité pour s’installer durablement pour fragiliser les nouvelles institutions issues de la volonté. Prière faire preuve de retenue et donnez-leur, je veux dire aux appareils du gouvernement, le temps de s'installer.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Ce dicton n’a jamais sonné si juste qu’en sol congolais « No Nkunda, No Job » aiment à dire certains membres de la MONUC. Il faut un cynisme outrageant et un manque d’humanisme à couper à la hache pour verbaliser pareille réalité même si elle brille comme sou neuf au soleil. Ce qui est génial en ce moment, c'est la réduction des distances par cette fascinante toile.

Be carefull, you are in the net and we're watching and listening.
Ceci vaut pour la majorité des ONG présentes sur terrain. Par exemple, par rapport aux viols des femmes au Nord et au Sud Kivu, le gouvernement Canadien vient de libérer 16 millions de dollars en faveur des programmes de lutte contre les violences sexuelles dans les provinces du Nord et du Sud Kivu. C'est scandalleux que près des 8 /10 de ce montant est versé dans l’achat des jeep 4x4 et les salaires des nombreux intervenants. Le reste sert à fabriquer des boîtes à images et des T Shirt. Mais rien dans les hôpitaux de Walungu, de Kaziba situés dans le territoire sinistrés de Walungu et bien d’autres encore qui reçoivent ces femmes violées dont on s'occupe avec des moyens de bord.
Construire la paix, n’est pas le rôle des seuls victimes concernés. Elle se construit par des esprits épris de paix selon qu’il est écrit que « Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui recherchent la paix ». Il est important que chacun puisse participer à la consolidation de la paix dans nos deux provinces. Et cet appel concerne au plus haut point ceux qui détiennent le pouvoir financier et décisionnel sur le déploiement des forces de changement à travers la planète et en première ligne chez nous. Les congolais de l’étranger ainsi que ceux qui aiment le Congo doivent contribuer certes à l’enrichissement des débats, afin que les résolutions qui sortiront de cette conférence qui est en quelque sorte l’émanation du peuple congolais à travers plusieurs délégués du gouvernement et de la société civile, puisse bénéficier d’un meilleur accompagnement.
Bientôt vingt ans que j’ai quitté mon pays et tout au long de ces années, j’ai vu mes désormais compatriotes canadiens faire des va-et-vient vers ce pays, le mien qui est devenu si lointain. Ils ont plus de facilités que je n’ai pas et me direz-vous que c’est triste et douloureux…j’ajouterai que c’est révoltant quoi que louable soient leurs intentions.
C’est avec beaucoup de douleur et de haine refoulé que je regarde cet état des choses. Allez postuler pour un emploi qui vous permet de travailler chez vous, pour aider un peuple dont vous comprenez mieux que quiconque les forces et les faiblesses, les aspirations et les frustrations... Ce n'est pas vous qui serez le choix idéal... vous avez quelques handicaps qui en pays idéal, sont des réels atouts pour améliorer la communcation et l'atteinte rapide du résultat. Ce n'est pas un hasard plus qu'un modus operendi financier dont les mécanismes doivent rester protégés et maintenir à l'écart d'un certain zèle...

La communauté internationale nage dans ces mensonges avérés et, l’occident dans sa boulimie et son égoïsme osera nous permettre de lever un pan de voile sur cette aide aux pays pauvres étant donné que certains ont daigné essayer d'expliquer la guerre sous la loupe de la pauvreté. Et si certains voulaient maintenir certains points du globe dans la précarité? Soyons un peu sophistes et supposons que cela soit la seule et probable vérité.

Hier le Congo a signé des ententes avec la Chine et c’est pratiquement tout le système monétaire de l’occident qui en a été révulsé, outré qu'on ne lui ait pas demandé la permission ! Voulez-vous la paix pour ces peuples meurtries ? Voulez-vous qu’ils puissent soulager leur faim ?Ou voulez-vous tout simplement consolider et préserver vos mécanismes qui consistent à récupérer l’essentiel des fonds de vos contribuables à travers vos opérations humanitaires bidons. À garder les économies africaines à l’abri des mécanismes de la croissance qui font galoper les vôtres.
Si le seul prix du café, du cacao, du sucre, du thé, denrées essentiellement tropicaux et côtés en bourse étaient payés au juste prix et revenaient aux africains, ces derniers réduiraient de moitié leur indice de pauvreté. Ceci est ma lecture macro économique pour les enfants. Le prix de l'OR EST AU GALOP. Faites vos calculs, ajoutez les manque à gagner évaporés dans les conflits, le manque se scolarité, le manque d’ouverture sur le monde…la mortalité précoce et la fuite des cerveaux incapables de s’épanouir en terrain hostile, l'achat des consciences et la corruption.

Hier, c'était la chasse à la Chine, la méchante Chine qui s'intérèsse à L'Afrique... soyons sérieux ! La Chine qui fait défféremment les choses, la Chine qui n'accompagne pas ses aides des taux coupe-gorge. La Chine qui a aussi ses failles. J'ai vu faire ce procès à l'Empire du milieu parce qu'elle dévoile par ses approches la honte de l'esclavagisme... parce qu'elle fait peur et qu'elle jouera franc jeu. Parce qu'elle force le respect et qu'elle invite d'une certaine façon, la sienne à partager. La presse occidentale ne se gène plus de lui coller le conflit du Darfoursur le dos. En regardant tout ceci, il est fait un appel solennel à notre intelligence pour regarder lucidement où nous sommes, ensuite où nous voulons aller.

Mes enfants sont d’avis que nous devons tout faire pour arrêter la souffrance de ce continent. Et je suis persuadé que nous sommes nombreux à penser que demain le monde ne sera pas surpris que le Congo-Kinshasa compte en son sein davantage de sino-congolais, d' Anglo-congolais, canado-congolais, des congolo-japonais , d'americano-congolais, des congolo-coréens qui n’attendent qu’une chose. Venir contribuer par le travail et restituer sa beauté à notre pays et célebrer ce renouveau avec le monde tout en exhibant... sa multiplicité et le génie de ses rencontres.
Il ne reste plus qu'à vous exhorter chers conférenciers, chers participants nos vifs souhaits que demain, les cris d'aujourd'hui et d'hier restent des mauvais souvenirs et de cet élan, tout faire pour offrir la paix mérité à ce peuple qui a été agressé sous plusieurs fronts. Cela sera le réel premier devoir de civisme et de démocratie où nous sommes tous conviés et que nous devons accomplir. La mission diplomatique présente chez nous se considérera avisée de compter avec toutes ces colères et récriminations, ces rendez-vous volés à notre peuple. La mission de la communauté internationale représentée symboliquement aujourd’hui et depuis assez longtemps par la MONUC doit savoir plus que jamais qu’elle aurait pu être plus efficace et que les prolongations des échéances plus ou moins sciemment désirées sont comprises par la diaspora congolaise et bientôt elles le seront par tout le peuple congolais.
Le chantage a assez duré et l’épouvantail que brandissent les uns et les autres doivent tomber en permettant aux congolais épris de justice de dire clairement au gouvernement congolais, de vive voix par le biais de cette conférence pour la paix que demain ne sera plus un jour pour négocier...que tous les enfants de ce beau pays ne vont pas s'enfermer dans la peur et qu'ils ne plieront devant aucune vélléité visant un seul centimètre carré des terres de nos ancêtres.

Les nations-unies qui nous ont imposé des invités indésirables doivent prendre leurs responsabilités en mains et réunir tous les réfugiés problématiques et leur trouver autre place ailleurs s’ils ne peuvent retourner chez eux au Rwanda. Les torts qu'ils ont affligé au peuple congolais ne peuvent leur permettre de rester encore plus sur notre territoire imposant un traumatisme sans fin à leurs victimes.
Si Laurent Nkunda avait un mandat quelconque, ce qu'il n'a malheureusement pas, c'est plus ou moins avec gène que nous lui rappelons qu'un gouvernement existe et demeure le seul interlocuteur valable pour tout dossier qui engage le peuple congolais dans son ensemble. Le fait que des émissaires des gouvernements occidentaux aient langue fréquemment avec un individu qui se désolidarise d'avec l'appareil de l'État a démontré à suffisance la nature des jeux de l'ombre qui existent envers et contre la stabilité de notre pays.

Les nations-unies doivent sans plus tarder finir le boulot pour lequel ils ont été invités chez nous et pour lesquelles des milliards qui changeraient le visage de notre pays sont engloutis sans pour autant solder le rapatriement des rwandais chez eux.
Nulle part au monde, des réfugiés sont acceptés armés en territoire hôte. Cette situation explique sans ambiguïté l’absence de volonté ou encore plus l’imbroglio volontaire pour maintenir le chaos dans notre pays. À qui cet état de la situation profite?
Nous serions dupes de laisser conclure que Nkunda seul est derrière ce meilleur congolais. C’est pourquoi, les réels responsables quoi que silencieux doivent comprendre que nous avons de notre part découvert les messages, leur duplicité et que nous avons le devoir de leur demander de répondre sans détours à nos interprétations et interpellations. Êtes-vous capables de désarmer toutes les milices présents sur notre territoire? Vos réponses nous aiderons à voir plus clair.
Approuvez mesdames monsieurs, chers invités les ambassadeurs, qu’il est légitime que le peuple congolais attende que vous assumiez la responsabilité de retourner les réfugiés rwandais armés en territoire congolais chez eux. Acceptez d'être nos émissaires pour porter la voix de notre peuple au concert des nations unies, au Conseil permanent pour leur confier que c'est maintenant que le peuple congolais veut que les étrangers problématiques, en premier lieux tous ceux armés doivent quitter dans le plus bref delai le terroire congolais. Les milices armés subiront le même traitement au cours d'un seul et même processus de dépot d'armes obligatoire. Nous avons en memoire le sort du Koweit et cette promptitude devrait questionner le sens de la justice de cette organisation qui bafoue clairement les droits du continent noir.

Si ces réfugiés rwandais ont réfusés d'être désarmés, croyez que le peuple congolais ne peut plus accepter cette situation imposée qui a occasionné un bilan très lourd au peuple congolais en particulier et à l'Afrique centrale en général. Plus de deux générations anéanties en Afrique devraient vous questionner mesdames et monsieurs. Ce sont des hommes et des femmes de demain qui rendront difficilement oeuvre utile au continent.

Cela a un sens dans la stratégie de la guerre. Autant vous le dire que le peuple congolais a tellement perdu depuis les horreurs exportées sur son territoire que nous n'hésiterons pas de constater un silence complice. La peur du retour des réfugiés rwandais chez eux, ne peut plus continuer à être le fardeau du Congo. Ce pays a trop donné de sa chair et de son âme. Et que Nkunda se soit proclammé unilatéralement justicier, il doit avoir aussi évalué qu'il n'est pas le seul qui ait été tenté de se rendre justice. En dernier recours, faut-il repéter que nous reconnaissons tous ce rôle aux institutions de la République.

La réalité est que ce fardeau est porté non plus par le Rwanda qui a amorcé cette spirale de malheurs. Elle est dans toute sa lourdeur et sa compléxité sur le dos et les frèles épaules du peuple congolais meurtrie jusque dans son plus jeune âge.

Permettez-moi de dire que le salaire que le pays a récolté est maigre. Pensez ici au processus accompagné par quelques millions. Il est maigre devant le sacrifice humain et économique qui garde à genoux mon pays et hypothèque les meilleurs options de sortir de la misère.

Quelle que soit la réponse envers cette responsabilité, ça fait plus de dix ans que c’est urgent que tous les réfugiés qui sèment la désolation dans les kivus devaient rentrer chez eux et le nombre de vies que notre pays à pleuré dépasse l’imagination et pendant ce temps… vous engloutissez milliards après milliards pour ramener une paix sans cesse fugace. Peut-on en rire… au lieu d’en pleurer?

Entre temps, le Rwanda a continué à se faire indemniser pour préjudices subi par toutes les mains charitables après ses propres massacres et après avoir affirmé que ces réfugiés sont rentrés au bercail. Il devient pertinent d'évaluer les conséquences de ce mensonge qui se chiffre certainement en milliards perçus pour reinsérer ces réfugiés supposés de retour chez eux au Rwanda. Dans ce précarré mensonger, la vérité devient alors dangereuse à manipuler.

Où était Monsieur Swing quand le Rwanda a dit qu'il n'y avait plus de ressortissants rwandais au Congo? A-t-il démenti? S'il n'a pas démenti comment cela peut demeurer injustifié?


So, can you please, explain to the nation about this so famous… NO NKUNDA, NO JOB...

Thank you for being with us, merci chers compatriotes que Dieu bénisse notre merveilleux pays.





Chryso BASHONGA

Tuesday, January 08, 2008


Vu pour vous

http://www.dailymotion.com/video/x3flp4_couleurs-horizons-n22-part1