Friday, January 11, 2008


Conférence pour la paix à Goma…veillée mortuaire



Les regards de la communauté internationale sont rivés sur la ville de Goma où se déroule la conférence pour la Paix, la sécurité et le développement des provinces du Nord Kivu et du Sud Kivu. Que puisse tous ses yeux rivés sur nos populations meurtries garder en éveil leur lucidité et leur patience…je souhaite qu’ils attendent exactement la même chose que le peuple congolais, qu'ils participent véritablement pour que cette PAIX SOIT VÉRITABLE POUR LE PEUPLE CONGOLAIS DANS LES LIMITES DE SES FRONTIÈRES.
Amen. C’est la seule manière qu’ils peuvent accompagner les aspirations de ce peuple fatigué de souffrir
What....amen man? Some times we have to pray and I know, over there, all THAT my people have is pray. Tout ce qui leur reste, c’est la prière car ils ont l’impression que le monde entier les a abandonné. Ce constat est vrai mais il n’empêche pas l’espoir.
Ces deux provinces qualifiées à juste titre de l’un des coins les plus beaux de la planète, grâce à ses grands lacs, ses collines verdoyantes tout au long de l’année, ses montagnes et sa faune éblouissante, ses volcans éteints et actifs, son sol favorable à toutes les cultures et son sous-sol qui regorge des richesses minérales de toute sorte, sont le théâtre des violences larvées à caractère (supposément )ethnique depuis plusieurs décennies, principalement dans les territoires de Masisi et de Rutshuru. Pour comprendre ces conflits, il faut certes un minimum d’honnêteté intellectuelle et de sens historique en commençant par suivre le chemin des armes et des minerais les plus demandés aujourd’hui, notamment le colombo tantalite, dit coltan et autres bizarreries extrêmement sophistiqués destinés à la nanotechnologie. Bref, cette partie du monde est le réserve des minerais nécessaires à la conception d’œuvre de pointe et la réalisation de l’infiniment petit... allant des cœurs électroniques par exemple, à la compression de l'information sur des supports de plus en plus petits. On peut déjà prédire que cette technologie n’est pas destinée pour le pauvre africain… peut-être le sera t-elle dans cent ans. Il est patient l’Africain, il attendra. Comme il attend que son tour arrive pour vivre de ses richesses et de la fougue de sa jeunesse. J’interpelle pour cette occasion cette jeunesse pour lui rappeler que pendant la guerre les portes se ferment derrière nous et devant nous, il reste un compagnon, la peur de tuer ou d’être tué. C'est ce que j'imagine en regardant l'état dans lequel ces années de conflits ont laissé mon pays. Des ruines dans nos villes et dans nos coeurs. Et c’est rare que ces portes fermées s’ouvrent quand on s’entête l’arme au point pour imposer la peur à l’autre. C'est aussi pourquoi les guerriers ne vivent pas longtemps quand ils vivent pour faire aveuglement la guerre.
Est-il nécessaire de rappeler qu’on lui a imposé la guerre au Congolais, il n’a pas invité ceux qui lui font la guerre. On viole ses enfants et on massacre l’avenir de sa jeunesse et il attend en priant que l’humanité, croise un jour le cœur de ces envahisseurs. A-t-il au moins le droit d'être en colère? L'opinion internationale, si elle ignore ce qu'elle attend, nous allons le lui rappeler c'st que le reste de la société congolaise soit complètement furieux, en perte de repères comme ce fut au Rwanda. J'ai passé des années à analyser le temps qui a suffi pour rendre les rwandais cinglés jusqu'à se décapiter comme du bétail. L'intox l'a démontré... et seul le facteur temps compose avec le niveau de haine directe ou indirecte. J'estime dès lors qu'il est malhonnête ou inconscient de continuer à cacher le réel visage de l'architecture ce ces horreurs qui nous ont rejoint chez nous...et de plus, nous avons été témoins du ravage de ce feu de brousse savamment orchestré... par le chaos. Les congolais ne cederont pas au chaos quel que le moment que les archtectes choisiront pour commencer leur véritable chantier.

Ceci explique en même temps que les raisons de s'attaquer à l'intégrité de notre pays se videront de leurs substances dès que nous aurons soldé les prétextes des milices irrégulières.

C'est depuis Mobutu que nous avons compris cette équation et notre peuple doit apprendre à ne plus attendre... que ce soit la paix ou le bénéfice de ses richesses. Il doit prendre avec fierté ce qui lui revient et ne jamais oublier que …pour faire une omelette il faut casser des œufs. De guerre juste, peut-être qu'il est temps que nous recommencions à en envisager en les préparant. C'est ce que disaient les bâtisseurs de la République. Qui veut la paix, prépare la guerre. Cela a souvent empêché d'en faire et d'en subir. L'actualité, c'est que cette guerre a pris différentes facettes et même, nous perdons déjà la plus importante, celle économique dont nous détenons les sources. Voilà qu’il est question dans tous les mécanismes inventauriés, de nous mettre hors d’atteinte de nos moyens légitimes.

Dans nos moeurs il est dit que ....
Lorsque la maison du voisin brûle, il faut accourir pour éteindre le feu. Mais lorsqu’on balaye sa maison, on doit éviter aussi de jeter la saleté dans la cour du voisin. C’est la meilleure façon d’être certain qu’on peut compter sur la bonne volonté de ce dernier qui ne manquera pas de remarquer ces signes de courtoisie emprunt de respect.
Si le long règne du Maréchal Mobutu n’a pas été favorable en terme de croissance économique, et de partage, on doit toutefois s’accorder sur quelques beaux souvenirs et reconnaître que c’était un ère de la paix, sur toute l’étendue du pays, territoire de l’hospitalité sauf dans ces deux régions problématiques de l’heure où la cohabitation des ethnies a été caractérisée d’affrontements sanglants. Autant dire que les raisons de ces conflits sont connues de longues dates et malheureusement peu ou pas beaucoup de nos compatriotes ont compris à l'heure ce de quoi il a été question. Les visées et mobiles de ces conflits ont en tout temps été contraires aux lois de notre pays. Tant et aussi longtemps que nos frères tutsis qui se reconnaissent d’abord et avant tout comme rwandais ne reconnaîtront pas que l’ensemble du peuple congolais les a toujours compté dans l’ensemble, elle doit aujourd’hui aussi se réveiller devant ce constat et assumer devant l’histoire que c’est elle qui manoeuvre le frein à la paix et le développement de ce peuple avec lequel il a intérêt à fraterniser et à être fier. Ce n'est que par ce geste et ce regard lucide qu'elle comprendra la nécessité d'enterrer une fois pour toute la hache de guerre.

J’étais enfant et je me souviens comme si c’était hier que mon premier ami était tutsi et son nom est Buzizi Sesonga…s'il a porté un petit nom chrétien, je dois l'avoir oublié dans le courant qui a zaïrianisé tout le monde. Azarias Ruberwa, Laurent Nkunda, et tous les autres qui méprisent les congolais, portez-vous un vestige de la Zaïrianisation? Cette courte anecdote brille de simplicité et nous revèle beaucoup en même temps. Je suis parti d'une spontanéité de souvenir d’un nom d'ami d'enfance après plus de trente ans, et j’espère que personne dans cette conférence ne doutera de mon témoignage et que ce mot demande qu’on lui accorde une attention particulière. Salutations fraternelles à ce bonhomme où qu’il soit à travers le monde actuellement. S'il n'est plus en vie, que son âme repose en paix. Je ne dirai pas que sa famille était friande de cette proximité et qu’est-ce que je m’en foutais... Il n’a jamais mis le pied chez moi. J’ajouterai que mon premier amour était une grande belle fille qui se penchait pour m’embrasser, très grande en fait, vous comprenez. J'essaie d'éviter les nommenclatures tribalistes et j'epère que ce sera les dernières fois que je nommerai par tutsi, toutes ces belles personnes que j'ai aimé. C'est cela, je viens de le dire, je l’aimais et c’est tout ce qui comptait. Salut Gertrude où que tu sois ma belle amie et que la paix t'accompagne.
Et pour conclure ce chapitre, la mère de ma fille n’est plus, elle est décédée à Kigali après avoir été sauvée par les mains tendues des voisins à Goma au cours de la folie des hommes et la haine de l’autre en 1994. D’autres précisions ? Je ne suis pas une exception de la société congolaise pour affirmer que cette haine importée est maintenue artificiellement par les éléments connus au solde d’autres intérêts aussi connus et pour des plans qui sont déconnectés du besoin du peuple congolais de recouvrer la paix. Ils doivent et tout ce qu'ils méritent, c'est d'être identifiés.
C’est en pensant à tous ces enfants nés à l’extérieur du continent et qui cherchent leurs repères que je m'enferme dans la tristesse chaque fois que je lis la descente aux enfers programmée par les mêmes que j'ai aimé véritablement comme des frères et des soeurs.
La belle jeune fille née de cette rencontre avec la femme tutsi a vingt ans maintenant et elle a hâte de voir la terre de ses ancêtres. Je ne veux pas qu’elle soit tutsi ou quoi que ce soit de réducteur qui grefferai sur elle des histoires de haine, des histoires de peur et d’exclusion. Elle est dans ces propres termes d’abord fier d'être africaine et je salue cette vision inclusive qu’elle porte dans ses principes.
C’est un peu grâce à elle que je me suis attardé à cette Afrique multiple que nous avons tendance à confondre et peut être en ce sens, notre frère tutsi a passé beaucoup de temps à se vouloir si différent, qu'il a ignoré, ensuite renié son hôte d'hier, le frère et soeur congolais. Il l'a exprimé trop souvent jusqu'à lasser, avec moults détours que nous étions très différents, ce que nous avons peut-être refusé. Grand de taille, certes, mais jamais supérieur comme s'est leuré le colon. Ce qui est pitoyable, c'est que, c'est justement sous ces lunettes déformants du colonisateur que des petits insultes sont devenues des coups de canon. Le congolais ne sais pas feindre. L’a-t-il montré à son frère tutsi ? Certainement, car chaque fois que le premier a dit oui, le second a dit non. Une contradiction systématique entre frères qui se sont amusés à se narguer ? Ce n’est malheureusement plus que cela… c’est désormais des grands coups de griffes, ponctués des ôte-toi de là que je m’y mette pratiqués depuis l’hécatombe de 1994.
Comme inspiration, il fallait chercher ailleurs. Tous ceux qu'ont fui le Rwanda depuis 1959 ont pris la route vers le Congo, le réfuge. Qu'on ait au moins la noblesse de reconnaître ce fait.
Contrairement à cet acceuil, c’est la philosophie de la terre brûlée que pratique certaines personnalités dont l’influence est supposée contribuer à apaiser les esprits. Qu’ils soit vexés d’être nommés, je parle d’ Azarias Ruberwa, et d'autres, le porte étendard de cette négation du frère congolais. Aujourd'hui, beaucoup se découvrant fragilisés dans leur âme, ont crié à l'ingratitude et nos frères tutsi ont retorqué en criant à exclusion.

Le sophiste avocat pasteur soufflant chaud et froid et qu’il plaise de vous dévoiler au peuple et au monde, à ceux qui ignorent les visées de vos accusations lapidaires, vous qui êtes un homme intelligent, trahissez chaque jour ces frères et soeurs qui profiteraient à se rapprocher au lieu de se haïr. Vous avez ommis de lire une indice Monsieur...les peuples opprimés figurent parmi les plus pauvres de la société. Cette logique contredit toutes vos histoires colportés en occident pour crier au feu après que vous l'ayiez allumé. La communauté tutsi compte parmi les mieux nantis au prorata de la population congolaise, jusqu'à l'étranger par le simple fait du refus de ce groupe à se fondre dans l'ensemble congolaise. Les relations d'intérêts étant privilégiés aux rapports véritablement familiaux gardent ainsi soudés les liens des possédants tout en s'assurant de garder les non membre de l'etnie à l'écart du groupe. Le petit nombre fait le reste et il devient ainsi aisé de partager les influences, jusqu'à tout récemment et par le passé, l'expression non voilée des visions hégémoniques visant d'abord les terres et ensuite, la richesse cachée en dessous.

Nous cherchons la paix et si vous êtes celui par qui nous la perdons, sacrifiez-vous, et en homme de Dieu tel que vous osez vous présentez, vous ne perdrez rien à avouer vos mensonges et peser les conséquences de vos manoeuvres d'intoxications qui ont su plus que n'importe quelle intimidation faire peur à nos frères et soeurs tutsis. Mêmes procédés, mêmes résultats.

Les congolais sont avisés, ils doivent faire extrêment attention car personne n'est à l'abri de la folie de la colère. Personne. Le shéma ourdi pour sémer le chaos au Rwanda en 1990 est là pour nous instruire sur les dangers des extrêmismes.

Chaque fois que vous prenez langue à l’étranger, pour épouvanter la planète entière, vous salissez en même temps la mémoire du peuple congolais et quand vous niez toute légitimité à un gouvernement qui est supposé protéger tous les congolais, vous enfoncez cette peur dans les coeurs de tous ceux qui espèrent tout en encourageant ceux des vos complices de continuer les massacres. Vous êtes un instigateur de haine et c’est sous ce vocable que la conférence pour la paix en cours, devra éxiger votre mea culpa en regard à tous vos égarements et provocations. Comment peut-on pardonner si les plus grands des fautifs ne peuvent confesser leurs péchés?Comment peut-on vous faire confiance Monsieur Ruberwa quand le lendemain vous dites le contraire de ce que vous prêchiez la veille ? Répondez Monsieur le pasteur et si vous n’y arrivez pas, ce qui serait étonnant d'un sophiste, prière vous faire aider… il y a toute la salle remplie de samaritains et le Congo aimerait savoir quand est-ce que vous avez changé d'avis face à vos discours. Ils oublient vite et vous le savez, ils vous pardonneront vos aveux.
Le pays peut faillir à ses devoirs et si le gouvernement congolais que vous accusez faisait recours au massacre d’une frange de sa population, je suis prêt à parier que je ne verrai pas un fier congolais qui se reconnaîtrait dans aussi sale entreprise. Cela a été possible au Rwanda me dira-t-on mais jamais nous ne saurons, hélas, qui véritablement a été à l’origine de ces diaboliques programmes d’intoxication. Nous savons qui chez nous atise cette peur, ce mépris de l'autre, seul mécanisme pour injecter la terreur dans le coeur du peuple congolais. Toutes les sociétés du monde ont un jour et banni leurs traitres, envoyés d'autres à la potence et dans le cas d'espèce, il faut peut être rappeler que nous avons encore aujourd'hui des images fraiches qui nous parviennent où des jambes mutilés, des femmes éventrées, des jeunes filles mutilées... et parce que procès il y aura, ce que nous esperons tous, vous allez déjà trop vite en bésogne en absolvant d'office l'ignominie Monsieur l'avocat... Vous vous identifiez dès le premier de votre rebellion comme avocat des hors-la loi. Arrêterez-vous?

C'est étonnant comment votre pardon arrive abruptement quand le délit vous touche plus ou moins directement. Nous avons compris la nature de vos doléances et le détours autant que le but visé par vos insinuations... Allez-vous demander d'excuser les autres monstres qui courent dans nos campagnes depuis 1994, tuant, violant, saccageant des vies pour mieux s'implanter? Vous savez la réponse que le peuple congolais ne pliera plus pour vous faire plaisir et moins encore pour subir les moqueries, l'humiliation de l'impunité.

Dans ce même dossier sur l’insécurité qui règne dans l’est de notre pays, plusieurs s’accordent sur le fait que la mauvaise gestion des questions humanitaires des réfugiés Hutu rwandais qui se sont déversés en masse sur le territoire congolais, et leur rapatriement par les troupes des Forces Populaires Rwandaises de Paul Kagame, en lieu et place des systèmes appropriés des Nations Unies, en l’occurrence le HCR, et au mépris des conventions internationales sur les droits des réfugiés, a été à la base de l’insécurité et atrocités perpétrées par les groupes armées rwandaises responsables des tueries, de viols, des déportations, des vols dans les deux provinces.

Qu'en est-il des ONG internationales? Ils brillent dans l'Affairisme et sont souvent pointés du doigt de se servir de l’insécurité pour s’installer durablement pour fragiliser les nouvelles institutions issues de la volonté. Prière faire preuve de retenue et donnez-leur, je veux dire aux appareils du gouvernement, le temps de s'installer.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Ce dicton n’a jamais sonné si juste qu’en sol congolais « No Nkunda, No Job » aiment à dire certains membres de la MONUC. Il faut un cynisme outrageant et un manque d’humanisme à couper à la hache pour verbaliser pareille réalité même si elle brille comme sou neuf au soleil. Ce qui est génial en ce moment, c'est la réduction des distances par cette fascinante toile.

Be carefull, you are in the net and we're watching and listening.
Ceci vaut pour la majorité des ONG présentes sur terrain. Par exemple, par rapport aux viols des femmes au Nord et au Sud Kivu, le gouvernement Canadien vient de libérer 16 millions de dollars en faveur des programmes de lutte contre les violences sexuelles dans les provinces du Nord et du Sud Kivu. C'est scandalleux que près des 8 /10 de ce montant est versé dans l’achat des jeep 4x4 et les salaires des nombreux intervenants. Le reste sert à fabriquer des boîtes à images et des T Shirt. Mais rien dans les hôpitaux de Walungu, de Kaziba situés dans le territoire sinistrés de Walungu et bien d’autres encore qui reçoivent ces femmes violées dont on s'occupe avec des moyens de bord.
Construire la paix, n’est pas le rôle des seuls victimes concernés. Elle se construit par des esprits épris de paix selon qu’il est écrit que « Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui recherchent la paix ». Il est important que chacun puisse participer à la consolidation de la paix dans nos deux provinces. Et cet appel concerne au plus haut point ceux qui détiennent le pouvoir financier et décisionnel sur le déploiement des forces de changement à travers la planète et en première ligne chez nous. Les congolais de l’étranger ainsi que ceux qui aiment le Congo doivent contribuer certes à l’enrichissement des débats, afin que les résolutions qui sortiront de cette conférence qui est en quelque sorte l’émanation du peuple congolais à travers plusieurs délégués du gouvernement et de la société civile, puisse bénéficier d’un meilleur accompagnement.
Bientôt vingt ans que j’ai quitté mon pays et tout au long de ces années, j’ai vu mes désormais compatriotes canadiens faire des va-et-vient vers ce pays, le mien qui est devenu si lointain. Ils ont plus de facilités que je n’ai pas et me direz-vous que c’est triste et douloureux…j’ajouterai que c’est révoltant quoi que louable soient leurs intentions.
C’est avec beaucoup de douleur et de haine refoulé que je regarde cet état des choses. Allez postuler pour un emploi qui vous permet de travailler chez vous, pour aider un peuple dont vous comprenez mieux que quiconque les forces et les faiblesses, les aspirations et les frustrations... Ce n'est pas vous qui serez le choix idéal... vous avez quelques handicaps qui en pays idéal, sont des réels atouts pour améliorer la communcation et l'atteinte rapide du résultat. Ce n'est pas un hasard plus qu'un modus operendi financier dont les mécanismes doivent rester protégés et maintenir à l'écart d'un certain zèle...

La communauté internationale nage dans ces mensonges avérés et, l’occident dans sa boulimie et son égoïsme osera nous permettre de lever un pan de voile sur cette aide aux pays pauvres étant donné que certains ont daigné essayer d'expliquer la guerre sous la loupe de la pauvreté. Et si certains voulaient maintenir certains points du globe dans la précarité? Soyons un peu sophistes et supposons que cela soit la seule et probable vérité.

Hier le Congo a signé des ententes avec la Chine et c’est pratiquement tout le système monétaire de l’occident qui en a été révulsé, outré qu'on ne lui ait pas demandé la permission ! Voulez-vous la paix pour ces peuples meurtries ? Voulez-vous qu’ils puissent soulager leur faim ?Ou voulez-vous tout simplement consolider et préserver vos mécanismes qui consistent à récupérer l’essentiel des fonds de vos contribuables à travers vos opérations humanitaires bidons. À garder les économies africaines à l’abri des mécanismes de la croissance qui font galoper les vôtres.
Si le seul prix du café, du cacao, du sucre, du thé, denrées essentiellement tropicaux et côtés en bourse étaient payés au juste prix et revenaient aux africains, ces derniers réduiraient de moitié leur indice de pauvreté. Ceci est ma lecture macro économique pour les enfants. Le prix de l'OR EST AU GALOP. Faites vos calculs, ajoutez les manque à gagner évaporés dans les conflits, le manque se scolarité, le manque d’ouverture sur le monde…la mortalité précoce et la fuite des cerveaux incapables de s’épanouir en terrain hostile, l'achat des consciences et la corruption.

Hier, c'était la chasse à la Chine, la méchante Chine qui s'intérèsse à L'Afrique... soyons sérieux ! La Chine qui fait défféremment les choses, la Chine qui n'accompagne pas ses aides des taux coupe-gorge. La Chine qui a aussi ses failles. J'ai vu faire ce procès à l'Empire du milieu parce qu'elle dévoile par ses approches la honte de l'esclavagisme... parce qu'elle fait peur et qu'elle jouera franc jeu. Parce qu'elle force le respect et qu'elle invite d'une certaine façon, la sienne à partager. La presse occidentale ne se gène plus de lui coller le conflit du Darfoursur le dos. En regardant tout ceci, il est fait un appel solennel à notre intelligence pour regarder lucidement où nous sommes, ensuite où nous voulons aller.

Mes enfants sont d’avis que nous devons tout faire pour arrêter la souffrance de ce continent. Et je suis persuadé que nous sommes nombreux à penser que demain le monde ne sera pas surpris que le Congo-Kinshasa compte en son sein davantage de sino-congolais, d' Anglo-congolais, canado-congolais, des congolo-japonais , d'americano-congolais, des congolo-coréens qui n’attendent qu’une chose. Venir contribuer par le travail et restituer sa beauté à notre pays et célebrer ce renouveau avec le monde tout en exhibant... sa multiplicité et le génie de ses rencontres.
Il ne reste plus qu'à vous exhorter chers conférenciers, chers participants nos vifs souhaits que demain, les cris d'aujourd'hui et d'hier restent des mauvais souvenirs et de cet élan, tout faire pour offrir la paix mérité à ce peuple qui a été agressé sous plusieurs fronts. Cela sera le réel premier devoir de civisme et de démocratie où nous sommes tous conviés et que nous devons accomplir. La mission diplomatique présente chez nous se considérera avisée de compter avec toutes ces colères et récriminations, ces rendez-vous volés à notre peuple. La mission de la communauté internationale représentée symboliquement aujourd’hui et depuis assez longtemps par la MONUC doit savoir plus que jamais qu’elle aurait pu être plus efficace et que les prolongations des échéances plus ou moins sciemment désirées sont comprises par la diaspora congolaise et bientôt elles le seront par tout le peuple congolais.
Le chantage a assez duré et l’épouvantail que brandissent les uns et les autres doivent tomber en permettant aux congolais épris de justice de dire clairement au gouvernement congolais, de vive voix par le biais de cette conférence pour la paix que demain ne sera plus un jour pour négocier...que tous les enfants de ce beau pays ne vont pas s'enfermer dans la peur et qu'ils ne plieront devant aucune vélléité visant un seul centimètre carré des terres de nos ancêtres.

Les nations-unies qui nous ont imposé des invités indésirables doivent prendre leurs responsabilités en mains et réunir tous les réfugiés problématiques et leur trouver autre place ailleurs s’ils ne peuvent retourner chez eux au Rwanda. Les torts qu'ils ont affligé au peuple congolais ne peuvent leur permettre de rester encore plus sur notre territoire imposant un traumatisme sans fin à leurs victimes.
Si Laurent Nkunda avait un mandat quelconque, ce qu'il n'a malheureusement pas, c'est plus ou moins avec gène que nous lui rappelons qu'un gouvernement existe et demeure le seul interlocuteur valable pour tout dossier qui engage le peuple congolais dans son ensemble. Le fait que des émissaires des gouvernements occidentaux aient langue fréquemment avec un individu qui se désolidarise d'avec l'appareil de l'État a démontré à suffisance la nature des jeux de l'ombre qui existent envers et contre la stabilité de notre pays.

Les nations-unies doivent sans plus tarder finir le boulot pour lequel ils ont été invités chez nous et pour lesquelles des milliards qui changeraient le visage de notre pays sont engloutis sans pour autant solder le rapatriement des rwandais chez eux.
Nulle part au monde, des réfugiés sont acceptés armés en territoire hôte. Cette situation explique sans ambiguïté l’absence de volonté ou encore plus l’imbroglio volontaire pour maintenir le chaos dans notre pays. À qui cet état de la situation profite?
Nous serions dupes de laisser conclure que Nkunda seul est derrière ce meilleur congolais. C’est pourquoi, les réels responsables quoi que silencieux doivent comprendre que nous avons de notre part découvert les messages, leur duplicité et que nous avons le devoir de leur demander de répondre sans détours à nos interprétations et interpellations. Êtes-vous capables de désarmer toutes les milices présents sur notre territoire? Vos réponses nous aiderons à voir plus clair.
Approuvez mesdames monsieurs, chers invités les ambassadeurs, qu’il est légitime que le peuple congolais attende que vous assumiez la responsabilité de retourner les réfugiés rwandais armés en territoire congolais chez eux. Acceptez d'être nos émissaires pour porter la voix de notre peuple au concert des nations unies, au Conseil permanent pour leur confier que c'est maintenant que le peuple congolais veut que les étrangers problématiques, en premier lieux tous ceux armés doivent quitter dans le plus bref delai le terroire congolais. Les milices armés subiront le même traitement au cours d'un seul et même processus de dépot d'armes obligatoire. Nous avons en memoire le sort du Koweit et cette promptitude devrait questionner le sens de la justice de cette organisation qui bafoue clairement les droits du continent noir.

Si ces réfugiés rwandais ont réfusés d'être désarmés, croyez que le peuple congolais ne peut plus accepter cette situation imposée qui a occasionné un bilan très lourd au peuple congolais en particulier et à l'Afrique centrale en général. Plus de deux générations anéanties en Afrique devraient vous questionner mesdames et monsieurs. Ce sont des hommes et des femmes de demain qui rendront difficilement oeuvre utile au continent.

Cela a un sens dans la stratégie de la guerre. Autant vous le dire que le peuple congolais a tellement perdu depuis les horreurs exportées sur son territoire que nous n'hésiterons pas de constater un silence complice. La peur du retour des réfugiés rwandais chez eux, ne peut plus continuer à être le fardeau du Congo. Ce pays a trop donné de sa chair et de son âme. Et que Nkunda se soit proclammé unilatéralement justicier, il doit avoir aussi évalué qu'il n'est pas le seul qui ait été tenté de se rendre justice. En dernier recours, faut-il repéter que nous reconnaissons tous ce rôle aux institutions de la République.

La réalité est que ce fardeau est porté non plus par le Rwanda qui a amorcé cette spirale de malheurs. Elle est dans toute sa lourdeur et sa compléxité sur le dos et les frèles épaules du peuple congolais meurtrie jusque dans son plus jeune âge.

Permettez-moi de dire que le salaire que le pays a récolté est maigre. Pensez ici au processus accompagné par quelques millions. Il est maigre devant le sacrifice humain et économique qui garde à genoux mon pays et hypothèque les meilleurs options de sortir de la misère.

Quelle que soit la réponse envers cette responsabilité, ça fait plus de dix ans que c’est urgent que tous les réfugiés qui sèment la désolation dans les kivus devaient rentrer chez eux et le nombre de vies que notre pays à pleuré dépasse l’imagination et pendant ce temps… vous engloutissez milliards après milliards pour ramener une paix sans cesse fugace. Peut-on en rire… au lieu d’en pleurer?

Entre temps, le Rwanda a continué à se faire indemniser pour préjudices subi par toutes les mains charitables après ses propres massacres et après avoir affirmé que ces réfugiés sont rentrés au bercail. Il devient pertinent d'évaluer les conséquences de ce mensonge qui se chiffre certainement en milliards perçus pour reinsérer ces réfugiés supposés de retour chez eux au Rwanda. Dans ce précarré mensonger, la vérité devient alors dangereuse à manipuler.

Où était Monsieur Swing quand le Rwanda a dit qu'il n'y avait plus de ressortissants rwandais au Congo? A-t-il démenti? S'il n'a pas démenti comment cela peut demeurer injustifié?


So, can you please, explain to the nation about this so famous… NO NKUNDA, NO JOB...

Thank you for being with us, merci chers compatriotes que Dieu bénisse notre merveilleux pays.





Chryso BASHONGA

2 Comments:

Blogger ESPACE A+ said...

Je viens de me taper une insomnie intégrale et pendant tout ce temps, j'ai pensé aux femmes de ma vie. Et si j'allais écrire tout ce qui me passait par la tête ai-je pensé, puis la paresse et l'hésitation m'a engourdi tout en me donnant un prétexte... je risque de perdre le filon et je me serais levé pour rien et je suis resté ainsi entre deux, somnolent en vagabondant la vague à l'âme, mi-endormi, mi-éveillé.
C'est émouvant comment est fait la vie et je me demande encore comment font les hommes qui disent ne pas aimer les femmes, autrement dit, ne rien éprouver au contact de ce mystère !
Ah, disons que nous aimons plus ou moins tous notre maman... C'est déjà cela, une qui nous a choisi de tout son être.

Et pourtant, très souvent quand nous parlons des femmes, elle n’est pas dans le lot parce qu'elle est mieux à part sans commune comparaison. On voudrait qu’elle soit au-dessus, une classe unique, réservée uniquement pour elle. J'ai failli avoir un bagarre avec un copain qui avait osé mêlé ma mère à toutes les femmes. J'ai gueulé après, ma mère n'est pas une femme ! Vous aurez pu voir ses yeux incrédules et pourtant dans ma tête c'était clair et dans tout mon élan je disais que j'aurai voulu trouver un autre nom qui la nommait spécialement. C'est quoi alors ta mère a rétorqué le petit baveux. Un homme ? En homme, elle serait sans doute mieux que ton père en tout cas petit con. Il fumait par tous les trous le petit ampoulé. J'avais réussi à inverser l'agression et j'étais désormais gagnant. Que la santé soit toujours avec vous braves mamans.
J'ai pensé à Christine, ce n'est pas ma mère, c'est celle que j'ai aimé si fort à en perdre la boussole, le coup de foudre le plus déstabilisant, la plus beau et le plus abrupte de toutes. Bref, j'étais aveuglé et je ne veux surtout pas savoir si elle m'aimait autant ou pas du tout...j'imagine que l'âge l'a bien embellie et que j'occupe une petite place confortable dans ses souvenirs. Fin de préambule.

Celle à laquelle j'ai pensé le plus, c'est Gertrude, je l'appelai Getu et ça sonnait, J'ai tout. C'est bien plus tard que j'ai constaté cet élan lyrique qui manifestement faisait battre un peu plus fort son cœur. Je crois qu'il y a des gens chanceux qui portent un nom qui peut inspirer la magie et impressionner le génie. J'étais son génie, celui qui n'avait pas peur des commentaires désobligeant et qui n'avais pas peur de s'afficher en décalage de hauteur.

J'étais entrain de tracer mon parcours de jeunesse, parlant des rapports ethniques et j'ai oublié un passage qui méritait d'être visité. En fait, il s'agit de la constante dans ces rapports avec l'autre, le tutsi qui j'eus comme ami et celle qui fut mon amante. Dans les deux cas, ces situations m'ont révélé chez ces partenaires un évident malaise d'intégrer la différence. J'ai plus ou moins élidé ce phénomène par pudeur et par souci de garder intact mes beaux souvenirs dont certains m'ont tout même rendu la vie sans saveur pendant quelques années.
Je me suis souvenu comment j'ai aimé ma belle tutsi et j'avais omis de souligner que sa mère ne voyait pas du même œil notre relation. Avec le temps, j'avais compris que ma Getu, désobéissait plus ou moins à l'interdit et nous avons continué à nous voir, d'abord en cachette puis plus ouvertement jusqu'au jour fatidique où elle est tombé malade et personne ne m'a dit ce qui se passait. Le fait que je n'entrais pas chez elle en présence de sa mère n'a pas aidé à me renseigner et l'omerta familiale avait fait le reste. Kayitesi, la jeune sœur ne pouvait oser casser le secret et même la belle cadette aux yeux de biche qui m'adorait n'a eu le courage de me glisser un seul mot.
Je me souviens que j'étais furieux sans savoir exactement contre qui, mais je soupçonnais qu'un conseil sordide s'était tenue, complotant pour m'éloigner d'elle pendant cette maladie surprise... et je pensais que tout cela était bien arrangé pour qu'elle soit fâché contre moi dès sa convalescence étant donné que je n'ai pas été capable de lui rendre visite. Les rares fois que je suis entré dans sa maison, c'est quand elle était assurée que sa mère était définitivement montée pour dormir.
J'attendais qu'elle soit à l'étage et je ne pouvais entrer que quand ma complice finissait par me confirmer de derrière la haie de cèdre que la garde avait pris congé. Ces instants hors des moustiques et du froid étaient savoureux et je pouvais pratiquer expérimenter des saveurs.
En fermant les yeux, parfois je pouvait parier qu'ils avaient un parfum, tantôt de goyave, tantôt de fruit de la passion. Chaque fois que nous étions certains qu'il n'y avait pas de regard indiscret, nous nous embrassions fiévreusement. et dehors, nous avons fait l'amour quelques fois. Débout, avez-vous une autre proposition? Ce n'est pas plus facile en Afrique vous savez? Il ne faut surtout pas s'éloigner des maisons, un long retardataire rampant pourrait se mêler de la partie et cela ne serait forcément pas jolie à voir vous savez.
Deux mois, peut-être trois avaient passés et je calculais, évaluais l'ampleur des barrières qui étaient érigées entre nous quand un dimanche j’aperçut ma gazelle amorcer l'entrée dans la porte donnant à l'enclos familial. Il n'y avait pas deux silhouettes de ce genre dans le secteur à part ses sœurs plus petites aux courbes plus prononcées. Je crois qu'elle m'a senti ou qu'elle sortait rarement et cette fois-là fut un heureux hasard qui nous permis de nous revoir. Dans ses yeux, j'ai lu cette joie qui se vite voilée de tristesse. Nous nous cherchions, cela flottait dans l'air... disons qu'elle me cherchait plus que je ne croyais pour se libérer, pour apaiser son esprit malmené.
Ma sœur s'était marié et elle habitait à trois blocs ou quatre de la maison de ma dulcinée. Ce que je lui confiait et elle trouva merveilleux qu'il soit possible enfin de se voir ailleurs et à l'abri, ce qu'elle me suggéra aussitôt. Le dimanche suivant, nous étions encore côte-à-côte et je découvrit qu'elle était encore plus pâle. Au fond de moi avait commencé une vague qui s'est mué en picotements du cuir chevelu. Je ne pouvais plus attendre de savoir pour comprendre le sens de toutes ces énergies. Le doute s'était installé et l'idée de m'éloigner commençait à prendre racine. Puis, ses beaux yeux étaient noyés dans des grandes larmes qui aussitôt perlaient sur ses joues creusés. C'est comme si une voie avant la sienne m'avait soufflé ce qui s'était passé.


Pendant ces lourdes secondes, j’apprit que j'avais été père de deux jumeaux et que ces mômes n'étaient plus parce que son oncle, enfin, il s'en improvise des oncles dans la famille élargie africaine. Ce détestable oncle était médecin, c’était le même oncle de Buzizi Sesonga qui avait décidé en complicité avec mon hypothétique belle mère de faire avorter ma Getu. Comme vous le découvrez, je viens de déterrer un lourd souvenir qui m’envenimait la vie et c’est par le hasard de cette conférence sur la paix que cette violence m’est revenu.
J'avais enterré ce souvenir atroce et je me souviens que ce fut le déclencheur d'une colère et une tristesse infinie qui me poussa loin de chez moi. Les cinq années suivantes je les passais au Rwanda en destination du plus lointain pays qui soit.
Pourquoi vous êtes ainsi, constatez-vous que vous vivez dans le passé, que vous ne comprenez pas que la nature est plus forte et que l'amour est plus puissante que les convenances tribales. Le colon vous a menti chers frères et vous y avez cru dur comme fer. Je voudrais vous demander de commencer à considérer tout simplement que vous n’êtes ni plus intelligent, ni moins stupide que quiconque car il faut avoir le courage d’analyser ce schéma malsain avec lequel vous érigez des murs de mépris envers les autres. Si vous semez le vent du mépris, vous récolterez la tempête de la haine et serez étonné d’être exclus ce qui se passe exactement dans certains coins où vous vous êtes illustrés comme tels...méprisants.
Quelques années plus tard, je me suis retrouvé avec une autre tutsi, décidément je les ai dans la peau. Elle n'en avait que pour des blancs. Fine, me suis-je dit et peu de temps après que j'ai découvert que ma côte était basse auprès de ces princesses que le destin mettait sur ma route, j'ai joué la carte blanche. J'ai vite découvert que j'étais selon les dires de ces jeunes demoiselles, un beau gosse et la version parisienne me plaisait particulièrement. Avec une appréciation belge, j'aurai douté, croyant qu'elles ont quelque gros péché à confesser. Ce qui était une curiosité au début, fut l’ultime découverte de ce que je voulais. Le total dépaysement intellectuel et culturel, sentir le monde à travers l’autre. Je n’avais plus à baragouiner une langue dans laquelle je ne pouvais pas nuancer mes pensées et encore moins des oncles et mères poule pour me dire quand j’ai le droit d’embrasser ou non leur fille. Je jetai ainsi mon dévolu sur une canadienne et encore là, les services des renseignements rwandais on failli empêcher cette idylle qui a engendré d’autres beaux gosses.
Franchement...

14/1/08 09:36  
Blogger ESPACE A+ said...

Bref entretien avec François.

La chrologie de cet entretien est à l'envers.

Dans ma tentative d'invitation d'éventuels amis du Congo, j'ai croisé Fafa. Pas discourtois, un peu curieux mais très prévoyant, pas plus que nos compatriotes qui ne veulent rien savoir, ou qui ne peuvent pratiquement pas écrire, donc honteux d'afficher ces lacunes etc...


le 12/01/08 20:15, Chryso Bashonga

Merci pour les conseils et merci pour tout. Je me suis gardé à l'écart depuis que je suis arrivé ici et depuis peu, je ne sais plus si c'est la meilleure façon de faire. Entre la mort de quelques dictateurs laissant des populations relativement paisibles, j'ai choisi en effet de garder ce dernier aspect des paisibles populations. Avant Museveni, il y eut en effet Milton Obote qui fut précedé par Idi Amin-la terreur, avant qu'il ne soit égalé par Bokassa et Mobutu. La donnée peuples compte avant les dirigeants, c'est mon point de vue car les dirigeants passent et les peuples restent. Et dire que Mobutu seul a pu bouger les cartes autour de lui, c'est dédouaner les vrais maîtres des opérations dans cette guerre froide que les amerlocs ne voulaient et ne devaient en aucun cas perdre.

FA JE SUIS BIEN D'ACCORD.

Je crois qu'il faut trouver une façon d'aider ce continent.

FA JE SUIS BIEN D'ACCORD.

l'Afrique continue à se faire la guerre par proccuration et c'est cet aspect qui m'intérèsse. Les diamants et pétrole angolais, le pétrole soudanais, les minerais du Congo etc... Quelque part, je suis persuadé que c'est à nous d'engendrer un nouveau Lumumba.

FA VOTRE «NOUS» EST-IL INCLUSIF? ;) JE CROIS QUE C'EST À VOUS D'ENGENDRER UN NOUVEAU LUMUMBA.

Sans doute qu'il y a toujours quelqu'un qui attend pour faire taire les langues articulées. Bref, je suis heureux d'apprendre que vous savez de quoi nous parlons. Cela compte pour moi, des gens qui comprennent... c'est eux qui sauront comment éviter les pièges de l'intimidation.

Retenons toutefois que Mobutu, quoi que sanguinaire tel que l'occident aime le dépeindre, il avait compris le jeu de ses maîtres et alliés d'hier et c'est dès qu'il fut aveuglé par la peur qu'il a commis les pires erreurs et les pires atrocités. John Grang a été le symbole de la résistance du sud Soudan. Il est mort récemment et peu après a éclaté la crise du Darkour. Dans le même optique, peu de temps après, Jonas Savimbi a été criblé de balles. Mobutu n'était plus. Ces coïncidences illustrent à suffisance que l'Afrique n'appartient pas tant qu'on le pense aux africains. Et dans ces sphères précises, nous pouvons aider. Le pétrole angolais est déstiné essentiellement à nos voisins du sud.
Ça fait toujours l'affaire de l'occident, cette illusion que les affaires africaines, disons ses malheurs, sont purement africaines.
FA JE CROIS SURTOUT QUE MON AMI CONGOLAIS EST UN HOMME FIER. ET QU'IL RÉALISE COMME NOUS, MONSIEUR BASHONGA, QUE LE BIEN NE VIENDRA PAS DE L'OCCIDENT.

PRÉCISONS CECI, MONSIEUR BASHONGA: JE N'AI GUÈRE DE PARTIE PRIS, SINON CELUI DES HOMMES, DES FEMMES, DES ENFANTS ET DE LA NATURE QUE J'AI VU SOUFFRIR LÀ-BAS. JE SUIS UN «BON SAMARITAIN» POUR CEUX QUI SUBISSENT OU ONT SUBI. LES RESCAPÉS TUTSIS, LES CIVILS HUTUS ORDINAIRES, LES FEMMES VIOLÉES, LES ENFANTS-SOLDATS, LES GORILLES ANÉANTIS, LES PYGMÉS BAFOUÉS, LES JEUNES FILLES PUTES DE HUIT, NEUF OU DIX ANS DE KINSHASA, LES RÉFUGIÉS ANGOLAIS DU BAS-CONGO, LES RÉFUGIÉS SUD-SOUDANAIS DE L'ITURIE, LES SINGES BONOBOS, LES DÉPLACÉS DU DARFOUR ET SURTOUT, EN TERRE MUSULMANE, LES FEMMES QUI SUBISSENT LA BARBARIE DES HOMMES. JE N'AI PAS DE PRÉFÉRENCE ENTRE LE CANADA, LES STATES, LA GRANDE-BRETAGNE, LA FRANCE ET LA BELGIQUE. JE NE CROIS PAS DAVANTAGE À L'ONU, À L'UA, À LA MONUC, À LA MINUAR, À MINUAD. PAS PLUS QU'À LA BANQUE MONDIALE OU AU FMI. PAS PLUS QU'À OXFAM, CARE, VISION MONDIALE OU MSF.

EN FAIT, EN Y REGARDANT DE PLUS PRÈS, IL N'Y A PAS GRAND-CHOSE EN QUI OU QUOI CROIRE ICI BAS, SINON EN L'HUMANITÉ DE CHAQUE INDIVIDU.

POUR BOUGER TOUT ÇA, IL FAUDRA UN SACRÉ ATLAS! ALLEZ, CHRYSO, SORTEZ DE VOTRE TORPEUR ET BOUGEZ TOUT ÇA!

AVARD




La bêtise muette est insupportable...B.


----- Message initial ----
De : françois Avard
À : Chryso Bashonga
Envoyé le : samedi 12 janvier 2008, 19 h 32 min 25 s
Objet : Re: Re : Re : Tr. : Re : TR: Signe de reconnaissance

Salut Chryso,

Ouin, vos souvenirs embellissent le passé zaïrois. Vous avez «le souvenir que notre pays était en bon intelligence avec tous ses voisins». C'est oublier l'Angola, c'est oublier même l'Ouganda: Mobutu a aidé Museveni et son assistant Kagame à renverser le pouvoir ougandais... pour être mieux renversé plus tard...

Jean-François a peut-être fait erreur en me dépeignant comme un bon samaritain. Mais je n'en suis pas un mauvais non plus. Je suis plutôt très prudent avec les affaires africaines. Et c'est un ami congolais qui m'a fortement conseillé cette prudence...

Je n'ai pas lu que Nganda, vous le devinez bien. Mais je ne fais pas beaucoup plus confiance à une canadienne. J'ai lu sur l'Afrique coloniale, entre autres Les Fantômes du roi Léopold. Très instructif. Entre Léopold II et Mobutu, je ne vois qu'une différence: la couleur de la peau.

Je suis allé à Goma. L'ami congolais, mentionné plus haut, m'a fait voir le Lac Vert. Assis dans la brousse, il m'a raconté ce qu'il a vu, ce qu'il a senti. Il était en charge de l'hygiène sur les camps de réfugiés autour de Goma. Dès les attaques rwandaises, il fut muté responsable des fosses communes.

Au Québec, les Québécois «pur laine» qui ont lu Nganda et qui sont allés au Lac Vert, ils se comptent certainement sur les cinq doigts de ma main. Peut-être même sur les deux couilles de mon scrotum. Néanmoins, je demeure prudent. Je ne suis pas un historien, ni un sociologue, ni un anthropologue, ni un psychologue (ce qui serait très économique pour moi). Je demeure prudent. Je ne peux participer à «l'histoire véridique» parce que je ne m'en sens pas le droit. Et comme rétorquerait mon ami congolais: «C'est très bien. Reste derrière. Les affaires africaines sont africaines. Mais reste derrière, je saurai venir demander ton aide.»

Si j'avais une suggestion «stylistique» à vous faire, Chryso, ce serait d'éviter le non-dit, les zones grises, les «zones inaccessibles», les «on se comprend». Nganda n'a malheureusement aucune crédibilité en donneur de leçons, mais il nomme sans gêne les cibles de ses attaques. Même notre charmant Mulroney, Paul Desmarais (bien sûr), et bien d'autres. Stylistiquement parlant, ça frappe plus fort que les «vous savez de qui on parle et tant pis si vous ne savez pas».

avard

le 12/01/08 18:44, Chryso Bashonga




Merci tout de même de réagir. Seulement, je constate que vous vous êtes accroché à une seule phrase faisant allusion à Mobutu. Je ne suis pas un nostaligique de Mobutu et Mobutu n'est pas le peuple congolais. C'est plutôt manquer de vision que de confondre ce que nous devons faire avec la mémoire d'un peuple pour justement recouvrer minimalement ce qui aurai pu l'être. J'ai quitté le continent Africain par la haine de cet homme et pourtant, je reconnais que la seule chose que j'ai pu vivre de positif à cette époque, c'est le souvenir que notre pays était en bon intelligence avec tous ses voisins et que je n'ai pas eu connasissance de guerre fratricides entre les trois cents ethnies et plus qui composent la mosaïque congolaise. Fin d'histoire sur Mobutu que j'ai détesté depuis que j'étais enfant.

Si je vous ai envoyé copie de mes reflections, c'est parce Jean François vous a dépeint comme un bon samaritain. L'entrée avec une boutade était drôle, c'est la conclusion qui casse son sens et en fait définitement une moquerie. Ce n'était pas mon intention.

Vous avez lu NGANDA...soit, ce n'est peut-être pas la meilleure référence justement, car il était à l'école de Mobutu pour mieux être son poulin. Mais cela ne l'empêche nullement pas de pouvoir dire certaines vérités. C'est parce que vous etiez au Darfour et je me suis dit que vous aimeriez visiter les arrières-cour de l'Humanitaire.

Vous n'êtes et ne serrez sans doute pas le premier à vous cacher derrière les péchés de Mobutu, les échecs de l'Afrique qui sont plus ou moins télescopés d'où nous savons. La liste est longue, celle de tous ceux qui s'accaparent de ses richesses naturelles. Lisez Bonnie Campbell à la place...une canadienne bien de chez nous.

Lisez sur l'Afrique coloniale, peut-être cela nous aidera à mieux communiquer et passer pour ce que nous sommes véritablement, incultes ou indifférents.

Vous dites attendre un nouveau Lumumba et vous évitez de participer à l'histoire véridique qui vous permettrait de savoir comment ces Lumumba se font descendre avant même qu'ils n'aient l'occasion de faire quoi que ce soit pour leurs peuples. Nous avons une occasion inouie de voir et entendre des congolais de tous origines expliquer le mal qu'ils vivent et bien c'est aussi l'occasion de poser des questions aux pyromanes. Si vous m'aviez dit, je ne sais pas de quoi vous parlez et je vais me renseigner avant de me prononcer, je serai ravi.

Voyez-vous, je n'aurai aucun problème à vous demander d'excuser mon intrusion... je vous laisserai sans doute lire vos africaines dépositaires d'héritages à partager. On ne sait jamais... c'est pour cela que beaucoup y vont et dès leur retour, ils peuvent enfin cesser d'être locataires et se payer un logis à Eastman ou dans les Cantons de l'Est.
C'est une joke. Sans rancune l'ami.



Et que faisons-nous en attendant un autre Lumumba? On regarde des avocats, professeurs, sophistes alimenter la haine comme en 1990 au Rwanda et quand cela explosera... on sera toujours en train d'attendre ! Je vais comprendre et j'ai compris l'essentiel... pas par la bouche de NGANDA, mais bien heureusement par mes expériences de coopération. J'ai aussi vu des occidentaux attendre que ça explose et certains parmi eux ne furent pas épargnés. Est-ce parce qu'ils avaient trop vu...ou peu fait? Je ne vous forcerai pas de comprendre, il y a certes des zones inaccessibles, et je crois que comprendre demeure la voie.



Sincères salutations. Chryso



La bêtise muette est insupportable...B.


----- Message initial ----
De : françois Avard
À : Chryso Bashonga - jean francois mercier
Envoyé le : samedi 12 janvier 2008, 12 h 54 min 09 s
Objet : Re: Re : Tr. : Re : TR: Signe de reconnaissance

Bonjour monsieur Bashonga et JF,

D'abord, sachez que ça me fait bizarre qu'un Africain m'écrive pour «jaser». Habituellement, c'est toujours une Africaine, le plus souvent de la Côte d'Ivoire, dont le père était un saint homme malheureusement assassiné et dont la sainteté avait néanmoins permis de mettre 6 millions de dollars U.S. de côté... D'habitude, en répondant à un Africain par courriel, je cours une chance de mettre la main sur une part du pognon... C'est de l'humour.

Je suis familier avec le genre de discours tenu ci-dessous. J'ai lu «Crimes organisés en Afrique centrale» de Honoré Ngbanda Nzambo et lui aussi n'hésite pas à pourfendre Ruberwa. Ce genre de discours (souvent défendable) s'appuie sur plusieurs observations qu'a également reprises et approfondies Robin Philpot dans sa thèse (très défendable).

Je demeure néanmoins extrêmement sceptique quant au jugement réel des nostalgiques du régime Mobutu. Quant à moi, ce mobutisme aveugle enlève énormément de crédibilité au reste du discours, malheureusement.

J'attends et j'espère plutôt une autre voie/voix pour la RDC... un nouveau Lumumba...

avard

14/1/08 10:36  

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